Les volets bleus qui claquent paupières fardées
battements de cils-ailes en voie de guérison...
Les espaces emboités comme des poupées russes et le bruit de galops sur les galets qu'ils drainent.
On peut toujours en dire plus sans le vouloir.
Sans le savoir on peut toujours
en dire plus.
Tout comme on peut toujours en dire moins que moins.
Les mots ont une aura d'au-delà qui miroite
et fait vrombir leur noyau pâle et incertain.
Tout se joue toujours en leur arrière-cour
ce patio éthéré ce dédale taurin où les racines enlacent tout ce qu'elles trouvent
et l'étouffent tels les tentacules musclés et fermes de quelque pieuvre qui se resserrent.
L'oubli remet les espaces à l'ordre du jour.
Embrigadé dans leur diaphanité (s)féérique.
Porté par des membranes en leur flottaison.
Je remonterai à nouveau l'escalier noir d'ombre.
Vers les hautes cavernes
et les toits plats, venteux.
Qu'est-ce qui se glisse entre, en les interstices étroits,
les entailles estafilades qui épient,
les blessures mal suturée de la peau
du monde ?
Pourquoi consulter les grimoires enluminés
à la lumière des bas murs couleur rubis ?
Que chercher dans leurs pages gondolées, épaisses ?
Et la poussière oblique au tranchant irisé
qui tombe des vitraux
comme un coup de hachoir ?...
P. Laranco.
2023.
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