mercredi 3 mai 2023

Burundi (AMNESTY INTERNATIONAL Belgique francophone) : Demandez la libération de cette journaliste !

 

 

 

Visual Separator
Floriane Irangabiye est détenue injustement

 

Bonjour,

 

En cette journée mondiale de la liberté de la presse, nous vous invitons à écrire aux autorités burundaises pour demander la libération de la journaliste Floriane Irangabiye. Floriane Irangabiye a été condamnée à 10 ans de prison et à une amende d’un million de francs burundais en janvier 2023 suite à une émission radio d'août 2022 au cours de laquelle elle avait interviewé un défenseur des droits humains et un journaliste en exil qui ont tous deux dénoncé la situation des droits humains au Burundi. Le 30 mars 2023, la cour d’appel de Mukaza, dans la province de Bujumbura, a tenu une audience sur l’affaire. La cour a 30 jours pour rendre sa décision.

Les poursuites à son encontre découlent de son exercice pacifique des droits humains et de son travail de journaliste. Enfermée depuis août 2022, Floriane Irangabiye n’a rien à faire en prison et doit être immédiatement libérée et les charges qui pèsent sur elle doivent être abandonnées.

Écrivez aux autorités pour exiger sa libération immédiate.

Envoyez un message à la Ministre de la Justice, Mme Domine Banyankimbona :

  • Soit par mail, aux adresses suivantes : infos@burundi.justice.gov.bi, ambassade.burundi@gmail.com
  • → Afin que nous puissions avoir un suivi de l’action, vous pouvez mettre action@amnesty.be en copie cachée (cci).

  • Soit par courrier, à l’adresse suivante :
  • Mme Domine Banyankimbona
    Ministre de la Justice
    BP 1880
    Bujumbura, Burundi

    ou

    Ambassade de la République du Burundi
    Square Marie-Louise 46
    1000 Bruxelles

Vous trouverez un modèle d'e-mail/de lettre ci-dessous, mais vous pouvez le personnaliser avant de l'envoyer, cela augmentera la probabilité que le message arrive dans la boîte de réception du Responsable du pouvoir judiciaire.

Vous trouverez plus d’informations sur notre site internet.

Conseils pour l'envoi de courriels :

  • Veuillez écrire de manière respectueuse et persuasive - n'utilisez pas de langage haineux ;
  • Expliquez que vous suivrez de près cette campagne et que vous en parlerez à d'autres personnes ;
  • Ajoutez à l’email l'adresse action@amnesty.be en copie cachée (cci).

Lettre/Email-type à copier-coller :

Objet : Libérez Floriane Irangabiye

Madame la Ministre,

Je tiens à vous exprimer ma préoccupation à propos du maintien en détention arbitraire de la journaliste Floriane Irangabiye et des poursuites judiciaires injustes dont elle fait l’objet.

Le 30 mars 2023, la cour d’appel de Mukaza, dans la province de Bujumbura, au Burundi, a examiné son recours contre sa déclaration de culpabilité et sa condamnation à 10 ans de prison assortis d’une amende d’un million de francs burundais. La cour doit rendre sa décision dans les 30 jours suivant cette audience.

Floriane Irangabiye a été arrêtée le 30 août 2022 par les forces de sécurité burundaises alors qu’elle rendait visite à sa famille à Bujumbura. Le tribunal de grande instance de Mukaza l’a déclarée coupable d’« atteinte à l’intégrité du territoire national » le 2 janvier 2023. Selon ses avocats, le tribunal de grande instance n’a pas tenu compte des irrégularités de procédure lors de son arrestation, notamment du fait qu’elle n’ait pas eu le droit d’être assistée de son avocat lors de son premier interrogatoire, ni de l’absence totale de preuves recevables à son encontre.

Pendant le procès de Floriane Irangabiye fin 2022, le ministère public a présenté des propos tenus lors de la diffusion en août 2022 d’une émission sur Radio Igicaniro, un média burundais en ligne, durant laquelle la journaliste et ses invités avaient critiqué le gouvernement du Burundi. Dans un enregistrement audio de l’émission obtenu par le parquet, elle aurait déclaré : « la population s’est résignée au mal représenté par les dirigeants du Burundi, les citoyens ne s’expriment pas, de crainte d’être tués. Nous demandons aux Burundais de braver leur peur. » Le parquet a également produit à titre de preuves des photos de la journaliste en train de poser au côté du président rwandais, Paul Kagame, et de l’ancien président Pierre Buyoya lors d’événements publics. Il l’a aussi accusée d’avoir participé à des réunions organisées par de jeunes Burundais en exil au Rwanda.

Les poursuites engagées contre Floriane Irangabiye sont motivées par des considérations politiques et sont le signe que les autorités burundaises entendent bien continuer à restreindre l’espace civique, malgré l’engagement du président Évariste Ndayishimiye à améliorer le bilan du pays en matière de droits humains.

Je vous demande de prendre toutes les mesures nécessaires pour que Floriane Irangabiye soit libérée immédiatement et sans condition. Sa condamnation et son maintien en détention arbitraire violent ses droits à la liberté d’expression et à un procès équitable.

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma haute considération.

(Votre signature)

 
Visual Separator
Amnesty est une organisation indépendante. Soutenez notre organisation et donnez-nous les moyens de nous battre pour Olivier Vandecasteele comme pour des centaines d’autres personnes injustement emprisonnées. Si vous le pouvez, rejoignez-nous par un don ponctuel ou mensuel. Votre don, qu'il soit petit ou grand, est précieux.
 

JE FAIS UN DON

Visual Separator
 

Logo Facebook Logo Twitter Logo Youtube Logo Instagram

 
Visual Separator

AMNESTY INTERNATIONAL BELGIQUE FRANCOPHONE
169 CHAUSSÉE DE WAVRE | 1050 BRUXELLES
TEL : +32 (0)2 538 81 77 | COMPTE : BE85 0012 0000 7006

Palestine : Le nouveau RAPPORT d’ AMNESTY INTERNATIONAL, "APARTHEID AUTOMATISE".

 

 

 


ce mois de mai, à Paris, le CERCLE "ALIENOR" recevra un poète mauricien, Loys MASSON.

 

 

 

 

Aliénor

Cercle de poésie et d'esthétique Jacques G. Krafft

 

 

a l'honneur de vous inviter à la séance du

 

Samedi 13 mai 2023 

 

à 16 h 15 précises

 

à la Brasserie Lipp 

(salle du 1er étage)

151, Boulevard Saint-Germain à Paris 6ème

 

 

 

 

 

 

 

Loys MASSON, 

 poète : messianisme et mélancolie.

(1915-1969)

par

Frédéric DIEU.

 

 

 

 

Le Comité Aliénor.










Séance suivante, le 10 juin 2023 :

 

Saint-Pol ROUX  

par Ana OROZCO.

 

 

 

 

Consulter notre site : http://cerclealienor.blogspot.fr/

 

 

 

 

 


Une autre prose poétique, où il est aussi question de nuit, d'étoiles et de rêve; le mauricien Gillian GENEVIÈVE, enseignant, en est l'auteur.

 

 

 

Mes chers élèves, je ne cherche plus le sommeil. Il m’a retrouvé alors que j’avais trouvé refuge derrière les mots d’un livre : La dépendance, de Rachel Cusk.

Je ne me cachais pas tout à fait. Je m’étais juste isolé du monde et je me suis perdu entre les lignes d’un roman écrit d’une plume ciselée par une romancière culte et talentueuse et, rêveur et distrait, je n’avais pas vu que la nuit avait chassé le soleil et qu’il était temps d’aller dormir.

Mais j’ai senti que j’avais les yeux humides et que je commençais inélégamment à bâiller. J’ai feint un instant de lucidité mais le sommeil ne laisse guère place à l’ambigüité et au paraitre : il faut bien que je l’admette, ce soir, je suis un homme fatigué.

Il est donc temps que je m’en aille, mes chers élèves. Heureusement que la nuit n’est jamais avare de promesses. A vous, elle promet devoirs et chapitres à réviser. A moi, elle promet la lune, un ciel noir d’encre, quelques étoiles et le rêve à portée de clin d’œil.

Il ne me reste ainsi plus qu’à fermer les yeux.

Mais je vous laisse ces mots. Ils sont gage de l’aube nouvelle. Du soleil levant. Du jour à venir. De demain si le hasard, un nouveau jour, une nouvelle fois me prêtent vie.

 

 

 

 

 

 

Gillian GENEVIÈVE.










Un poème en prose du malgache Rufin RANDRIANARIVELO.

 

 

 

Laisse enfin mes nuits creuser ta subconscience et tresser les déchets de ta sombre inconscience en sorte qu’ils retrouvent musicalité.

Laisse enfin mes nuits s’alimenter aux sèves passées, si nutritives et revêtir l’écarlate habit du futur, même s’il est linceul et puise réalité dans le tableau de l’artiste oublié, maudit.

Laisse enfin mes nuits chanter à pleine voix les anciens refrains des âmes égarées et vivre de nouveau le passé souverain qui perpétuellement persiste dans sa quête.

Laisse enfin mes nuits cueillir le firmament ténèbre à l’agonie dont les fleurs étoilées voient se lasser l’espoir d’une aurore brillant comme, en mes bras, tu brilles !

 

 

 

 

 

 

 

Rufin RANDRIANARIVELO.