dimanche 25 octobre 2026

France (CHANGE.ORG) : GARANTIR LA CONTINUITE PEDAGOGIQUE A L'ECOLE JULES-FERRY DE VAUJOURS.

 













Change.org
















 

Cette pétition prend de l'ampleur sur Change.org, et nous avons pensé que vous souhaiteriez peut-être la signer :

 

Garantir la continuité pédagogique à l’Ecole Jules-Ferry de Vaujours.


Karima BOUHASSANE a lancé cette pétition et il y a maintenant 109 signataires

Nous, parents d’élèves de l’Ecole Jules Ferry de Vaujours, souhaitons exprimer notre inquiétude concernant les absences répétées d’enseignants et les difficultés de remplacement qui peuvent en découler.

Dans la classe de CE2/CM1B, les absences répétées de l’un des enseignants, chargé des cours les jeudis et vendredis, entraînent une perte importante d’heures d’enseignement lorsque aucun remplaçant n’est disponible.

La directrice nous a notamment informés d’une nouvelle absence les jeudi 15 et vendredi 16 octobre, en précisant que les services du remplacement étaient informés, mais qu’aucun personnel n’était disponible à ce moment-là.

Cette situation soulève une véritable inquiétude quant à la continuité des apprentissages et à la progression scolaire des enfants.

Nous souhaitons également que cette pétition permette aux parents des autres classes de l’école de faire connaître leurs éventuelles difficultés et de soutenir une démarche collective en faveur de la qualité de l’enseignement.

Nous sommes conscients des difficultés de recrutement auxquelles l’Éducation nationale peut être confrontée. Toutefois, nous estimons que chaque élève doit pouvoir bénéficier d’un enseignement régulier et de conditions de scolarité satisfaisantes.

Par cette pétition, nous demandons :
Des solutions concrètes pour limiter les journées de classe sans enseignant remplaçant.
Une intervention des services compétents afin d’améliorer la gestion des absences et des remplacements.
Une meilleure information des familles concernant les mesures mises en place.
Un engagement durable en faveur de la continuité pédagogique et de la réussite scolaire de tous les élèves de l’école.
Notre démarche n’a pas pour objectif de mettre en cause personnellement un enseignant ou la direction de l’école. Elle vise à défendre l’intérêt de nos enfants et à attirer l’attention des autorités compétentes sur les conséquences des absences non remplacées.

Nous demandons à l’Inspection de l’Éducation nationale d’entendre la mobilisation des familles et d’étudier rapidement les solutions permettant de garantir la continuité des enseignements à l’Ecole Jules Ferry.

Parce que la scolarité de nos enfants est essentielle, nous demandons une réponse concrète et durable.


Parents d’élèves mobilisés de l’Ecole Jules Ferry – Vaujours (93410).

Voir la page de pétition

































© 2026, Change.org, PBC

US (AFR) : Listen to what the AI industry’s hype is hiding...

 



Americans for Financial Reform



Tech giants and Wall Street are fueling an AI spending frenzy that could leave working people paying for another financial disaster. Companies are pouring enormous sums into data centers and borrowing heavily to sustain spending that far exceeds what they earn from AI products and services. Their financial backers are helping spread the risks throughout the economy.

Speculative data center debt is being repackaged and sold to pension funds, retirement funds, university endowments, and other institutional investors. Private equity firms have also loaded life insurers with risky debt, exposing policyholders to potential losses. People who never agreed to bankroll the AI boom could still suffer when those bets unravel.

Americans for Financial Reform Education Fund and Open Markets Institute examine these dangers in our new report, Brace for Impact: Protecting People and the Economy When the AI Bubble Bursts. We expose risky and opaque financial arrangements fueling the bubble, explain how losses could spread, and lay out concrete steps policymakers can take to protect people.

The ingredients for a serious crisis are already in place. Yet the Trump administration and federal financial regulators are weakening safeguards as these risks grow. Congress and regulators must demand financial transparency, curb reckless lending, and protect retirement savings before more of our economic security becomes tied to this speculation.

Listen to the report and share it with others who need to hear this warning. You can also download the full report on the same page.

LISTEN AND SHARE

Producing research like this is a central part of how AFR takes on concentrated financial power. We investigate complicated financial practices, trace who profits and who bears the risks, and develop policy recommendations that give elected leaders concrete ways to act.

We put that work into the hands of members of Congress, other elected officials, and their staff, as well as industry professionals and journalists at financial and trade publications. That helps challenge industry talking points, shape public coverage, and turn evidence of financial danger into demands for stronger protections.

Our report calls for tougher oversight of banks and other financial firms, an end to giveaways inflating the AI bubble, and safeguards against shifting speculative losses onto everyday investors. If a crisis hits, federal assistance must prioritize workers, households, and communities. The firms and financiers that profited from the bubble must face accountability for unlawful conduct.

Your support helps sustain the research and advocacy needed to carry those demands into the halls of power. We need the resources to expose dangerous financial practices and fight for policies that protect consumers, investors, and the broader economy.

Contribute $5 or more today to fund AFR’s research and advocacy to protect working people from Wall Street’s AI gamble.

Let’s keep fighting for financial justice.




-Maya







Maya Jenkins (she/her)
Senior Policy Analyst
Americans for Financial Reform.






Support the campaign

Patrick BERTA FORGAS (France).

 












Si le monde continue
de saigner
la mer rouge aura des soeurs...


Et nos frères des terres
demeureront emprisonnés
dans la peur.


Cependant que les armes
répandent et se rient
des corps martyrs
sous les bâtiments enflammés.


Et voici la Manche et la Méditerranée
au secret de la dérive.


D'autres océans abondent
au grand malaise des ruines.


Il appartient à l'Humain
de saisir la loi de sa nature.















Texte & collage : Patrick BERTA FORGAS.
In Les Rives du Sang.












































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Un nouvel ARTICLE de l'intellectuel réunionnais Jean-Louis ROBERT, "LE CRÉOLE [ réunionnais ] NE MEURT PAS, IL SE « FRANCÉOLISE » : UN DÉFI POUR NOTRE LITTÉRATURE."

 



Le créole réunionnais a le vent en poupe. Autrefois banni des cours d’école et méprisé comme un « patois », que certains qualifient de « sympathique » ou un « français déformé », il s’affiche aujourd'hui sur nos routes, anime nos médias et s’enseigne de la maternelle à l’université. Cette nouvelle légitimité culturelle ressemble à s'y méprendre à une émancipation réussie. Pourtant, derrière cette vitrine institutionnelle se cache une réalité bien plus paradoxale : au moment même où la langue gagne en prestige, elle se vide de sa substance d'origine.

Pour comprendre ce qui se joue réellement à La Réunion, il faut dépasser le débat binaire entre la « mort » de la langue et sa
« progression ». Nous faisons face à un triple mouvement contradictoire : un élargissement indéniable de son statut officiel, une fragilisation de sa transmission familiale et une convergence de ses structures vers le français. L’institutionnalisation du créole est-elle le signe d’une vitalité retrouvée, ou le vernis d'une intégration qui s'opère au prix de son âme linguistique ?
UNE RECONNAISSANCE OFFICIELLE ENCORE FRAGILE
En devenant Langue Vivante Régionale (LVR), le créole a franchi les grilles de l’école publique jusqu'à l’obtention d’une agrégation dédiée en 2021. Sur le plan politique, le Pacte linguistique (2023-2026), reconduit ce mois d'octobre 2026 pour trois ans, place désormais la langue au cœur des politiques publiques de l’île, ouvrant la voie à la création début 2027 d'un Institut public du créole réunionnais en synergie avec l'association historique Lofis la lang.
Mais ce triomphe est avant tout symbolique. Dans les faits, l’enseignement du créole reste l'apanage d'une minorité d'élèves, bloqué par un déficit chronique de postes et des règles administratives rigides. De même, s'il s'impose dans la publicité, il s’entend dans les réunions politiques mais demeure marginal au sein des assemblées territoriales et des conseils municipaux. Le créole s'est certes débarrassé de son ancien stigmate, mais cette victoire occulte un phénomène plus profond : en s'élevant socialement, la langue s'aligne progressivement sur les structures du français.
LE PIÈGE DE LA FRANCISATION
À La Réunion, il n’existe pas de frontière étanche entre le créole et le français. Les deux langues se mélangent dans un espace intermédiaire : l'interlecte, théorisé par Lambert Félix Prudent. Sous la pression massive de l'école et des écrans, ce créole intermédiaire subit une francisation accélérée.
Cette métamorphose est d'abord sonore. Le créole réunionnais historique s'est construit en simplifiant et en transformant les sons du français. Traditionnellement, le son « u » n'existait pas : la lune devenait ainsi line. De même, le son « eu » devenait « è » (le cœur devenait kèr). Les chuintantes comme
« ch » ou « j » fusionnaient avec les sifflements du « s » ou du « z » : le chien devenait syin et le verbe manger se transformait en manzé. Aujourd'hui, sous l’effet d'une exposition permanente à la norme francophone, on assiste à une véritable érosion. Les locuteurs réintroduisent massivement les sons « u », « eu », « ch » et « j ». En modifiant ainsi sa prononciation d'origine, le créole contemporain s’aligne progressivement sur la mélodie et la norme françaises
La grammaire est le noyau dur d'une langue, et c'est là que le combat est le plus feutré. Historiquement, le créole réunionnais ignore la distinction grammaticale entre le masculin et le féminin. Il utilise un déterminant unique et invariable (lo ou le). Pour préciser le sexe d'un animal, par exemple, on utilise une description directe (in mal kabri / in fémèl kabri), sans jamais accorder le reste de la phrase.
Pourtant, la citadelle est en train de céder. On voit apparaître le déterminant féminin français « la » devant certains noms (la fanm au lieu de lo fanm). Plus flagrant encore, les marques du féminin s'imposent désormais dans les adjectifs : on entend de plus en plus la tit fiy au lieu de lo ti fiy, ou ma dalone au lieu de mon dalon.
Ce qui ressemble à une "correction" grammaticale est en réalité le symptôme d'un alignement structurel. À force de vouloir parler un créole "propre", nous sommes en train de le transformer en un simple dialecte du français.
LE RECUL DANS LES FOYERS ET LA DÉVERNACULARISATION.
Parallèlement, le créole semble amorcer un recul dans l'intimité des foyers et dans son lien au territoire. Dès la petite enfance, il subit la concurrence frontale du français. Face aux exigences scolaires, de nombreux parents choisissent d'élever leurs enfants en français. La transmission verticale, pilier de la langue, est désormais fragilisée.
À cela s'ajoute ce que Chaudenson nomme dévernacularisation, un phénomène qui affecte surtout le lexique et dépend surtout des changements techniques, économiques et sociaux. Avec l'urbanisation et la fin de la société de plantation, le vocabulaire lié au terroir s'éteint (poutray, fangok). Pour nommer la modernité, on ne crée plus à partir du génie de la langue, on copie le français (rézilyans, lordinatèr), et le mot français supplante presque toujours le terme endogène (banane au lieu de fig). Dans les cours de récréation, la jeunesse revendique fièrement sa créolité, mais sa langue s’aligne si profondément sur le français que sa colonne vertébrale en est ébranlée.
DEMAIN, LA FRANCÉOLISATION ?
Faut-il pour autant acter la mort programmée du créole réunionnais ? Non. Pour comprendre l'avenir, il faut dissocier le nombre de locuteurs de la structure de la langue.
Sur le plan quantitatif, l'hypothèse d'une disparition est à exclure : 8 Réunionnais sur 10 parlent créole au quotidien. C'est le ciment de notre île. De plus, si le vocabulaire s'altère, le cœur de la grammaire (sa conjugaison, ses structures spécifiques et le fameux « i » prédicatif) résiste farouchement.
Plutôt que de parler de « décréolisation » — un terme anxiogène qui évoque l'appauvrissement ou la destruction —, j’aimerais proposer un modèle alternatif : la francéolisation.
La francéolisation, ce n’est pas abdiquer face au français, c'est une hybridation créative qui repose sur trois piliers :
1. L'acceptation du mélange : Le locuteur réunionnais ne choisit pas une langue contre l'autre. Il habite naturellement cette zone intermédiaire pour créer un parler métissé, doté de sa propre logique.
2. Une formidable digestion linguistique : Emprunter des mots au français n'est pas une preuve de soumission. Le créole plie, détourne et « digère » les structures françaises à sa manière, faisant preuve d'une plasticité remarquable.
3. Une indispensable connexion à la modernité:
Le vieux créole rural s’efface, c'est un fait historique. Mais la langue ne meurt pas : elle se transforme pour coller à la réalité de la Réunion du XXIe siècle.
En définitive, l’institutionnalisation du créole ne doit être ni célébrée aveuglément comme une victoire, ni méprisée comme un piège républicain. Le créole réunionnais ne s'appauvrit pas sous la pression du français : il se francéolise. C'est précisément dans cette stratégie d’hybridation permanente et assumée que réside sa véritable chance de survie
C'est là que la littérature doit intervenir comme un laboratoire de résistance. Écrire à La Réunion aujourd'hui, c'est assumer ce tramayaz (le tressage) en l'élevant au rang d'art, sans jamais capituler sur la souveraineté syntaxique du créole. Mais c'est aussi lutter contre l'emprunt paresseux en musclant le basilecte pour exprimer l'universel et l'abstraction.
Cette revitalisation exige que l'écrivain se fasse artisan de néologismes, comme je l’ai fait dans mes travaux de traduction, notamment celle du Procès de Franz Kafka (K lo prosé), qui ont nourri mon Karné nouvomo, La littérature réunionnaise ne doit être ni un conservatoire nostalgique, ni le miroir d'une assimilation consentie. En esthétisant le tramayaz d'un côté et en zarlorisant (enrichissant)le lexique par la création de néologismes de l'autre, l'écriture prouve que le créole réunionnais ne s'éteint pas : il se réinvente, souverain, au cœur de la modernité.






NOTA : si zot nana dot lègzanp i amont kréol la pou fransizé, mèrsi mèt ali dann zot komantèr. Konmsa, ma war si mi wa byin sityasyon nout lang.













Jean-Louis ROBERT.














































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Sylvestre LE BON (Île Maurice).

 










HEURTS ET SPLENDEURS





à Privta Nirsimloo.





Tu l'as aimée
Sourire d'oasis visage de nymphéa
Tu avances silencieux
Parce que tu l'as aimée
Et sa démarche ondulante
Une aurore estivale


Elle marchait
Pas feutrés captivant des oiseaux en rut
Lèvres couleur passion
Pudeur de jeune fille
Le temps avait goût de framboise
Félicité ivresse de vivre


Mais le malheur jaloux guettait
Il guettait un sourire coulant dans l'oued
D'un paysage aride un visage aussi
Chatoyant dans la floraison des corolles
Et le temps s'était armé de son couperet
Son couperet sa lance sa hache
Et le temps reprenait son vol
L'amour descendait


À la renverse
Il était descendu
Dans ton coeur tuméfié de peines
Déguenillé lésé dénudé
Comme un amas de brindilles fumantes
Tu l'as aimée
Mais la rosée se répand ce matin
Dans le jardin de ton coeur
Une aurore nouvelle
Le malheur referme ses paupières
Veloutées d'ombre brûlées
Par des gouttes de rosée
L'aube qui chante
A oublié ses rayons dans tes yeux.













Sylvestre LE BON
In Ballades d'ici et d'ailleurs, Éditions A3, Ivry-sur-Seine, 2004.

Crédit-photo : Sophie LAGESSE.








































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