Avez-vous remarqué comme le printemps est silencieux ? Encore engourdi par les mois d'hibernation, je m’étire. Je devrais sentir la terre humide et le parfum des premières fleurs. Mais quelque chose cloche. Le calendrier annonce bien le printemps pourtant… À la recherche des vers, des limaces et des coléoptères, je ne trouve presque rien. Pour manger, je suis forcé de traverser ces routes qui morcellent mon territoire bétonné et clôturé. Chaque nuit, je joue ma vie, les chouettes et les lynx aussi. Mon monde rétrécit, je le sens. |