vendredi 14 février 2014

MÊLI-MÊLO PHILO.

Ce n’est pas parce qu’une chose a été dite, répétée des millions de fois qu’elle a pour autant été entendue, et assimilée par ceux qui en ont pris connaissance.



Le trop de liberté peut devenir, au bout du compte, ennemi de la liberté car, dans l’éducation, ce sont les limites qui nous forment, nous enseignent l’attention à l’autre, le respect de sa liberté.



« Occident »… « oxydant ». Du point de vue de la prononciation, ces deux mots sont les mêmes. Etrange coïncidence, non ?...



Sans doute est-ce le caractère « pénétrable », ouvert du corps de la femme qui incite l’homme à la percevoir comme vulnérable, exposée aux attaques « actives » de la gent masculine et, donc, naturellement portée au besoin de « protection ».
Son sexe ouvert, sa force musculaire moindre que celle du sexe mâle – sa vulnérabilité encore accrue, multipliée par deux lors d’épisodes tels que la grossesse, sa sensibilité nettement plus développée que celle de l’homme, l’ont très longtemps prédisposée – s’ils ne la prédisposent pas encore – à une sorte de « fatalité passive » dont le mâle prend prétexte pour se prétendre « sexe fort » et s’arroger des droits sur elle.
Ce que le mâle humain peine à comprendre, dans la nature féminine, c’est précisément ce côté ouvert, passif, inscrit dans l’être biologique de la femme même.
Et là est la base du mépris, de la forme de « répugnance » que celle-ci lui inspire. Pour l’homme, la femme n’a pas la possibilité physique, matérielle, d’imposer ses refus, de faire valoir ses droits. Cela suffit, à ses yeux, pour la disqualifier dans ses prétentions à être prise au sérieux en tant que personne humaine à part entière.
La femme n’est même pas en mesure de défendre le noyau de son être, le plus fondamental : son propre corps. Lors de l’acte de copulation, elle donne l’impression de s’ouvrir, de « se donner » toute entière. Comme si elle se laissait « envahir » par son partenaire.
Elle peut être facilement violée, battue, intimidée, et maîtrisée. C’est là quelque chose de très concret dont l’homme n’a, hélas, que trop conscience. S’il décide de déchaîner sa violence brute contre une femme, il sait qu’il aura le dessus. Dès la cour de l’école maternelle, il apprend, ou fait même spontanément – la différence entre deux catégories d’êtres : ceux qui se battent, et ceux (celles, plutôt) qui ne se battent pas. Les petits garçons aiment à se mesurer entre eux, pour tester leur force physique, par des bourrades, des échanges de coups, de petites (ou moins petites) bagarres. Et, déjà, ils méprisent copieusement celui qui évite de tels jeux : « t’es qu’une fille ! ».
La possibilité de défendre soi-même (même si c’est avec plus ou moins de succès) son intégrité physique et la familiarité avec une certaine violence donnent confiance en soi et rendent fier. Dans toutes les sociétés humaines, elles sont valorisées et elles confèrent autonomie, droit et prestige.
Basiquement, le mâle humain ne possède pas l’autorité parce qu’il s’avère être le plus intelligent ou le plus créatif, mais parce qu’il est, physiquement, le plus fort ou parce qu’il peut s’appuyer sur la force physique d’autres êtres (je pense, là, au cas des « meneurs d’hommes »).



Les seuls rapports possibles entre hommes et femmes se réduisent-ils à ceux qui reposent plus ou moins sur l’attirance sexuelle ?



Le monde est parfois tellement « stone » que quiconque essaie de le réveiller un peu risque d’apparaître comme « fou ». Alors…assumons la folie !



L’Homme est sans cesse tiraillé entre son besoin de sécurité et son rêve de sensations fortes.



Quand en aurons-nous fini avec la « prétention » des dominants, avec leur sentiment si ancré d’appartenir à une « élite » et, par conséquent, d’être en droit de faire la leçon au reste du monde ?



Il ne suffit pas d’avoir, ni d’afficher de « bons sentiments ». Ni de  répéter comme des mantras de grands principes « politiquement corrects », juste histoire de poser à la « Grande Âme » humaniste fan du Dalaï-lama, et de baigner dans la bonne conscience…
Non, il faut être là quand il y a vraiment de l’engagement, de l’action, du risque ; au cœur de la mêlée. Il faut être capable de s’exposer véritablement, corps et âme, pour ces sentiments que l’on a l’habitude de professer si fort, si haut. C’est à cette aune, et uniquement à cette aune que l’on mesure si ceux-ci viennent vraiment du cœur.
Sinon, vous vous bornez à les afficher par pur grégarisme, ou comme un éternel bon élève qui répète la litanie apprise à l’école.
Et peut-être est-ce cela, justement, qui peut faire que certains prennent  ces «bons sentiments » en grippe…
Chacun, par exemple, admire l’Abbé Pierre parce qu’il a payé de sa personne ; parce que, de tout son être, il a été DANS ce qu’il croyait, DANS ce qu’il entreprenait.
Chacun, en revanche, méprise le bobo qui donne des leçons à tout le monde à propos de « solidarité » tout en ne pouvant s’empêcher, dans le même temps, de trahir sa condescendance – si ce n’est même sa sourde crainte – lorsqu’il voit s’approcher trop près de sa délicate personne quelqu’un de mal fringué ou de peu cultivé qui l’indisposera très vite en raison de ses goûts et de ses manières « vulgaires », de ses conversations sur la « galère » si terre-à-terre et au bout du compte  si « ennuyeuses ».
Eminemment « solidaire »  des sans-papiers, des squatters, des SDF et des habitants des HLM – par principe – ce dernier , le plus souvent, se gardera bien, dans les faits, de leur proposer un hébergement – même temporaire – dans le douillet, romantique, en un mot, idyllique appartement qu’il occupe au fin fond de l’Est parisien dûment rénové et « gentrifié » à sa convenance !



Qui affirme que les bourgeois ne sont pas des gens solidaires ? Ils le sont, à condition que vous ayez au moins autant d’argent qu’eux !



Si l’on n’y prend pas garde, les mots qu’on choisit pour l’exprimer peuvent complètement dénaturer, trahir une idée que l’on cherche à transmettre.



La nature humaine conserve une indéniable propension à essayer de profiter de la faiblesse d’autrui, ou bien de son malheur. Un proverbe l’exprime bien : « le malheur des uns fait le bonheur des autres ».
On peut assimiler cela à une sorte d’instinct, de pragmatisme purement animal.
Des personnes ayant un point de vue plus « moraliste », plus « élevé », l’interpréteront, quant à elles, comme un comportement de prédateur, ou de charognard.



Être conscient que l’on vit…cela apporte-t-il un « plus-de-vivre » ?
Si oui, la conscience rend l’Homme plus « vivant »  que les autres êtres.



L’univers a une aura de beauté qui apparait parfois. Il la sécrète mais il nous appartient de la surprendre, de l’identifier comme telle.
Elle est l’émetteur, et notre âme en est le récepteur, le miroir contemplatif.
En un sens, la beauté, cette qualité diffuse et éminemment mystérieuse qui s’attache aux choses, au monde sensible, n’existe que parce que nous existons, parce que nous la captons, et y réagissons. Elle est le produit d’une RENCONTRE, et c’est cela, en soi, la merveille !



L’origine de la violence, c’est souvent une absence de respect.
Les recherches scientifiques portant sur les effets (au reste, dévastateurs) du stress tendent à le confirmer : plus, à l’intérieur d’une société (qu’elle soit animale ou humaine), on se trouve rabaissé par un statut de subalterne, plus le stress se met à peser. Or le stress est une importante source d’agressivité réactive.
Cela a été vérifié chez les Babouins, et chez les Hommes.



Il y a, sur terre, trop de gens qui, pour exister, ont besoin de se sentir indispensables et qui, de ce fait, cherchent à toute force à imposer leur prétendue « indispensabilité » aux autres.



La Vie, le Vivant. Chaque cellule, chaque bactérie (même la plus simple, la plus élémentaire) est, en fait, un véritable tour de force d'"usinage", un véritable miracle de complexité. Il y a des instructions (l'ARN, l'ADN) et tout un assemblage, toute une "marche à suivre", un peu comme dans un jeu de Lego.
Les êtres vivants sont "programmés" pour fonctionner, survivre, résister à l'entropie (en s'adaptant), puis pour continuer à lui résister en se dupliquant, en se reproduisant le plus longtemps possible.
Qu'y a-t-il derrière cet étrange fonctionnement, derrière cette "robotique" si particulière en regard du reste de la "mécanique" universelle ?
Quelle est la nature du Vivant, et ne pourrait-on pas penser (ne serait-ce que vaguement, timidement) qu'il obéit à une "volonté", à un authentique (quoique obscur) "dessein" ?
Et que penser de l'émergence de l'intelligence humaine ?
L'espèce humaine vient à peine de découvrir que la Vie terrestre a été à plusieurs reprises la victime de catastrophes cosmiques ou planétaires qui ont bien failli la mener au bord de l'extinction pure et simple ( les "grandes extinctions de masse") et que, de plus, elle connaîtra dans l'avenir bien d'autres menaces de ce type.
Grâce à l'Homme, la Vie SAIT maintenant que son berceau, son socle, la planète Terre, est fragile et n'est aucunement voué à l'éternité. Que même le Système solaire, un beau jour, se trouvera désintégré.
Qui nous dit que là n'est pas la finalité de notre conscience ? Prolonger encore et encore la Vie dans le lointain futur ? Trouver des solutions - technologiques, concrètes - pour qu'elle parvienne coûte que coûte à survivre à la petite planète qui l'abrite et au Système solaire ? Et si l'intelligence constituait, pour la Vie, la "dernière carte", l'"arme ultime" ?...



P. Laranco.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire