jeudi 21 mars 2013

Le chanteur comorien Ben NODJI en concert, à Paris.


Ben Nodji


Samedi 23 MARS 2013


à 15h


au restaurant 
LA MAISON DU DÉLICE,
11 bis rue Traversière,
Paris 75012
(Métro Gare de Lyon)

dans le cadre des activités de l'association
RENCONTRES EUROPÉENNES/
EUROPOÉSIE


le chanteur comorien
BEN NODJI


donnera un RÉCITAL


ENTRÉE LIBRE,
CONSOMMATION OBLIGATOIRE.


Le récital sera suivi d'une 
SCÈNE OUVERTE.

L'exposition du photographe espagnol Paco GARRIDO.

Lumière dans une bouteille (photos).

















Photographies : Patricia Laranco
(Tous droits réservés)

mercredi 20 mars 2013

Réflexions sur la nature de l'Homme .

Ce qui sépare l'Homme de l'animal est plus une question de degré qu'une question d'essence. C'est, en fait, cette capacité  que la complexité jamais atteinte encore dans le règne animal terrestre de son cerveau et donc de son intelligence, de sa fameuse conscience réflexive, lui donne de comprendre et, en conséquence, de modifier son environnement en profondeur qui le place quelques crans plus loin que les autres êtres vivants. L'Homme n'est, en fait, que les résultat - pour l'instant "suprême" - de cette tendance qu'ont la Vie et le monde à développer, à accroître sans cesse leur complexité.
Avec l'Homme, pour la première fois sur Terre, existe une forme de perception capable de prendre conscience d'elle-même , et ceci a des conséquences incalculables.
Prendre conscience de soi, c'est devenir apte à regarder le monde de l'extérieur et, donc, à l'interroger, à l'observer, à l'analyser. Mais cela mène aussi, bien sûr, à l'interrogation sur soi-même, et sur la nature du rapport qu'on entretient avec le monde, qu'on regarde si attentivement.
Paradoxalement, c'est la conscience de soi-même, la conscience réflexive, qui rend difficile, ardue l'appréhension de sa propre nature. Car de quelle manière poser sur soi-même un regard qui soit extérieur ? Est-ce seulement possible ? Peut-on être "juge et partie" ?
La parfaite observation nécessite un degré de détachement, d'"objectivité" encore jamais atteint. Et la conscience humaine, quant à elle, est un objet d'observation encore tout à fait inédit et sans équivalent, du moins sur cette planète. Aussi avons-nous eu besoin de créer l'ordinateur, pour, en quelque sorte (et entre autre) pouvoir "nous regarder penser".
Le fait qu'il soit un "animal-miroir" est très certainement ce qu'il y a, chez l'Homme, de plus heureux et de plus remarquable...mais, sans doute tout aussi assurément, par ailleurs, ce qu'il y a, chez lui, de plus limitatif.



Pour mieux se comprendre, mieux appréhender le mystère de sa propre nature, l'Homme doit renoncer à l'idée qu'il pourrait n'être pas un animal comme les autres.
Toutes les espèces animales possèdent leur propre spécificité.
Celle de l'Homme est de parler, de penser, de comprendre, et d'agir sur son environnement à un degré auparavant jamais atteint. Et alors ?
Cela n'implique aucunement qu'il soit fait "à l'image de Dieu", ni supérieur par essence au reste de la gent mammifère. En témoignent, d'ailleurs, de façon assez éclatante, les fait qu'il naisse après neuf mois de gestation dans un utérus parfaitement typique des animaux mammifères placentaires, qu'il soit, dans ses premiers temps de vie, nourri à la mamelle de lait maternel, qu'il soit travaillé par un instinct sexuel et reproducteur fort, qu'il possède des tendances territoriales très marquées et qu'il ne parvienne, en général, qu'assez difficilement à "aimer son prochain" au-delà du cercle plutôt restreint de ses proches immédiats et/ou, sinon, de ceux auxquels le lie un sentiment d'appartenance à une communauté un peu plus élargie ("clocher", nation, aire langagière et culturelle, ethnie où les autres ont la même apparence physique que lui). A cela s'ajoute, bien sûr, le fait qu'il soit vulnérable à la maladie, qu'il vieillisse, s'affaiblisse (tant au plan strictement physique qu'au plan cognitif) avec le temps et que, bien évidemment, il meure.
Et cependant, quelque chose le sépare, qu'il ressent violemment.
Le développement de son cerveau en terme de complexité et de performances cognitives a atteint un stade unique dans l'histoire des espèces vivantes peuplant cette planète.
Ce qu'il doit apprendre à présent, c'est à intégrer, en les articulant ensemble, ces deux faits, tout aussi prégnants, tout aussi importants l'un que l'autre, et de plus indissociables : il est une bête, mais une bête particulièrement ingénieuse, qui sécrète un imaginaire, un véritable monde mental.
L'Homme ne pourra apprendre à se comprendre qu'en renonçant à son orgueil. Mais sans, toutefois, perdre de vue ce qui fait sa spécificité. Exercice plutôt difficile, quoique, franchement, à l'heure qu'il est, indispensable à la création d'une nouvelle vision, adaptée aux nouvelles connaissances qu'il a acquises (et ne cesse de renouveler encore, de mettre à jour), grâce à la paléoanthropologie, à l'éthologie (animale et humaine), à la psychologie, aux neurosciences, à la biologie, à l'étude de la complexité, à celle du langage et à celle de l'intelligence artificielle.



Dans la mesure où elle a appris à l'être humain qu'il allait mourir, la conscience a une dimension tragique.




P. Laranco.

mardi 19 mars 2013

et...une rencontre avec l’indomptable Angela DAVIS !

sur DIESE MAGAZINE :


http://diesemag.com/2013/03/19/rencontre-avec-angela-davis-en-cours-secret/

Point barre 13






Un monde… des mondes , le treizième 

numéro de la revue de poésie mauricienne 


Point barre, 


publié par les éditions Vilaz Métis, avec le 


soutien de l’Institut français de Maurice et de 


Currimjee Jeewanjee & Co. Ltd, a été 


officiellement présenté au salon Confluences, 


le 9 mars 2013, par Édouard J. Maunick. 


Agrémenté de plusieurs illustrations originales 


de Laval Ng et introduit par Françoise 


Lionnet (University of California-Los 


Angeles), ce numéro comporte, en 


supplément, le dernier recueil (inédit) du 


poète et diplomate mauricien Raymond 


Chasle.

Loufoqueries.

Imberbe, Barbe-bleue se serait-il montré moins barbare ?



La dernière de Toto :
- Dis, M'man, "subliminal", c'est quoi ? C'est quand on inhale du sublime ?




Un damné peut-il espérer autre chose qu'un succédané de succès ?




Les lombrics, à l'ombre, auraient-ils des maux lombaires; se peut-il qu'ils aient les lombes dures comme brique; et auraient-ils plus de maux aux lombes que les colombes ?




Quand les cormorans des Comores se muent en corps mourants, que c'est triste !




Dans la ville d'Annonay, les nonnes ânonnent-elles, et les ânes ahanent-ils ?




Les oeufs fermiers, je les repère les yeux fermés !




Cléopâtre supportait-elle les cloportes; la poussaient-ils à mettre la clé sous la porte ?




Il n'y a qu'un "f" à ajouter pour faire de l'"utile" un "futile".




D'un homme ou d'une femme qui a, dans les dents, une sensation de froid, peut-on dire qu'il/elle a "les molaires polaires" ?




La franchise : surtout, ne pas s'en affranchir !




Quelqu'un de fantasque peut-il être quelqu'un de fantastique ?




Ne tarabustez pas les arbustes !




Un aspirateur, à quoi cela aspire-t-il ?




Peut-on évoquer l'équivoque ?




Un pyromane, c'est celui qui commet des crimes qui vous crament.




La frontière entre état de grâce et état de crasse peut s'avérer mince.




Ne sombrons pas dans le sombre !




Les ombres ont-elles un seul nombril - ou en ont-elles de nombreux ?




Peut-on envisager une littérature terre à terre ?




Pour décaper, y a-t-il lieu de décapiter ?




La dérision et la déraison...ne pas confondre !




Vite, que les ténias teigneux s'éteignent !




J'en ai marre, de l'Emile, et de tous ses émules : les mille-pattes, les millepertuis, les mille et une nuits, les mille-feuilles !





Quelle n'est pas la stupéfaction (et le désespoir) du professeur d'Histoire lorsqu'il découvre, sur la copie d'interrogation écrite de Toto portant sur les premiers temps de l'histoire de  Rome, les noms des sept collines (Palatin, Aventin, Esquilin, Caelius, Viminal, Quirinal et Janicule) métamorphosés en Patelin, Aventure, Aquilin, Eucalyptus, Virginal, Quinquennal et Testicule !




Des hordes qui portent des hardes et qui ont une vie ardue peuvent-elles pour autant être hardies ?




Quand des bactéries saprophytes s'atrophient, à qui ça profite ?




Ah comme on aimerait que les termites soient intermittents, ou, mieux encore, qu'ils en terminent avec leur travail de vermine !




Une vie de péripatéticienne compte-t-elle autant de péripéties qu'une vie de pâtissier ? De laquelle pâtit-on le plus ? Laquelle suscite le plus d'empathie ?




Quelle calamité qu'une amitié mitée !




Quand l'ossature sature, et que le corps suppure, vivement les sutures !




Réflexion de misogyne : "souvent, femme varie et s'avarie".




Un kraken, ça mange des crackers ?




Mieux vaut une alimentation variée qu'une alimentation avariée, non ?




Y a-t-il rien de pire qu'un(e) avare à varices ?




Que faire, en cas de débilité indélébile ?




HISTOIRE ROMAINE.
A Rome, on se plaignait toujours de l'incurie de la Curie; il eût fallu la récurer, donc, souvent, c'était la curée.




Le chirurgien troque son trocart trop court contre un tour au troquet.




Un moustique qui mastique du mastic, statique, est-ce esthétique ?











Patricia Laranco.