dimanche 17 mars 2013

A Paris, prochainement, la lecture publique d'une pièce de théâtre du mauricien Yusuf KADEL





LE LUNDI 25 MARS 2013

à 19h

au THÉÂTRE DU NORD-OUEST
13 rue du Faubourg-Montmartre
75009 Paris
(Métro Grands Boulevards)

aura lieu une
LECTURE PUBLIQUE
de la pièce de l'écrivain mauricien
Yusuf KADEL





minuit
Prix SACD de la dramaturgie de langue française

ENTRÉE PAYANTE


Une autre lecture publique de la même pièce se déroulera le 02 avril 2013, même lieu et même heure.
D'autre part, une série de représentation est prévue pour la fin de l'année 2013.


La revue en ligne "PAYSAGES ÉCRITS"


Je vous invite à découvrir le NUMÉRO 13 de cette REVUE LITTÉRAIRE NUMÉRIQUE MENSUELLE, animée par Sandra VOICA et Samuel DUDOUIT sur :


https://sites.google.com/site/revuepaysagesecrits/

Nudités de l'hiver (photos)













Photographies : Patricia Laranco.
(tout droits réservés)

samedi 16 mars 2013

La quatrième CONFÉRENCE-DÉBAT du philosophe Joseph CARDELLA à la Mairie de Port-Louis (Maurice).

Le JEUDI 21 MARS 2013

de 17h à 19h

à la SALLE DU CONSEIL
de la MAIRIE DE PORT-LOUIS

aura lieu 
LA QUATRIÈME CONFÉRENCE-DÉBAT
pour l'année 2012/2013 de
Joseph CARDELLA, philosophe et responsable de l'Université Populaire de l'Île Maurice (UPIM) :






La liberté a un prix : henri david thoreau





Le XIXe siècle voit l’essor de ce qu’on va appeler, à l’époque même, le capitalisme, régime économique qui aura des répercussions dans tous les domaines de la vie. Les sociétés européennes, puis bien plus tard une grande partie des sociétés de la planète, se transforment en société commerciales et industrielles. Ces changements vont causer des effets qui vont être remis en cause par des visions du monde qui auront pour nom socialisme, communisme et anarchisme. Certaines philosophies (dans les domaines politique, économique, social) pensent le bonheur collectif, et d’autres réfléchissent sur le bonheur individuel. A partir de là des conceptions utopiques se mettent en place pour pouvoir les atteindre. La compréhension des divers mouvements de ce siècle reste essentielle pour comprendre nos sociétés actuelles, et le bonheur, vieille quête de plusieurs millénaires, reste aussi toujours d’actualité.



vendredi 15 mars 2013

Réflexions (sur tout et rien).


Est-ce dû au fait que je trimbale en moi tant de sangs mêlés, tant d’origines et tant de cultures diverses ou à celui d’avoir vu mon frère aîné « mourir pour un pays » qui n’a jamais été avare de boucheries patriotiques et impérialistes ?
Toujours est-il que mon cœur – me semble-t-il – est foncièrement, fondamentalement apatride.
Ici ou là…là ou ailleurs…force m’est d’avouer en ce qui me concerne que cela ne fait pour ainsi dire pas de différence.
Apatride, cosmopolite, « citoyenne du monde »… l’idée de nation me pèse, me parait creuse.



Il y a, dans le fait même d’être, de vivre, quelque chose qui nous échappe sans cesse. Mais pourquoi ne comprenons-nous pas, pour quelles raisons admettons-nous si mal le fait que nos vies ne sont que suites, que déroulements d’images en mouvement perpétuel ? Que l’instabilité préside à tout, y compris à nous-mêmes ?
Que nous nageons dans la fiction de notre propre identité, de notre propre être en tant que nous nous le représentons et cherchons à le présenter comme une entité arrêtée, comme une unité compacte, fixe ?
Vivre en harmonie avec les choses, n’est-ce pas en premier lieu vivre en harmonie avec leur caractère changeant, mobile, fugitif, avec l’incessante métamorphose qui les habite et qui les pousse – du fait de leur nature même ?
Si nous étions vraiment dans un tel cas de figure, ressentirions-nous cette impression souvent si tenace, si insistante que l’entropie, que le mouvement temporel à l’œuvre au plus intime de toute chose sont une sorte de menace, de négation douloureuse de notre propre être ?



Les langues sont « vivantes » car produites par des individus vivants. A ce titre, elles ne sauraient échapper, elles n’échappent pas au grand principe d’évolution qui régit tous les phénomènes liés au vivant. Elles évoluent, plus ou moins lentement, par déformation, par changement de la prononciation des mots, par tendance à la simplification, au relâchement des règles, par emprunts dus au contact avec d’autres idiomes.
Une langue, au fil des millénaires, des siècles, se dégrade, se transforme, se mue en une ou des langues filles. Il n’est que de voir, par exemple, le rapport du Français au Latin, ou celui, plus proche encore de nous, du Français aux Créoles.
Vouloir figer une langue, lui garder sa pureté ad vitam aeternam est une vue de l’esprit, et d’un esprit particulièrement autoritaire, rigide et irréaliste.



Quand les émotions se déchaînent, elles ont souvent une force telle qu’elles balayent les mots à la manière des mascarets qui, en montant, balayent tout ce qui vit et tout ce qui se dresse sur leur passage. Ceux-ci deviennent inopérants, impuissants à dire, à rendre compte de ce que nous ressentons avec beaucoup trop de vigueur, de ce qui nous submerge, nous étrangle presque. Lorsqu’une émotion trop puissante s’attache encore à un souvenir, on peine à trouver les mots adéquats pour évoquer ce dernier, car l’émotion ne nous permet toujours pas d’adopter la distanciation indispensable à toute analyse, et à toute formulation langagière.
Difficile d’écrire sur une plaie lorsque cette dernière est encore à vif !



Les femmes, en général, n’aiment pas trop voir l’une des leurs réussir, sortir du lot, se projeter en pleine lumière.
Trop souvent, c’est leur jalousie qui les pousse à préférer la perpétuation de l’ordre machiste, lequel maintient les femmes « à égalité » entre elles dans l’ombre commune. Cela leur convient, et ce quelques soient par ailleurs les récriminations contre l’inégalité des sexes qu’elles peuvent émettre. Paradoxe ? Je ne sais, toujours est-il qu’elles supportent mieux, la plupart du temps, de se sentir « inférieures » à un homme plutôt qu’à une autre femme. Traditionnellement, leur solidarité, quand elle existe, a pour seul et unique cadre leur passivité d’opprimées, leurs souffrances.



L’Homme est un tissu de contradictions, de complexités. C’est ce qui explique qu’il puisse être tout à la fois supérieurement intelligent et suprêmement, insupportablement  con.



Le manque est un grand appel d’air.



Détruire l’enfance de quelqu’un, c’est détruire une bonne part de sa vie.



Les véritables fantômes sont dans notre mémoire…et peut-être, qui sait, dans la mémoire que gardent l’air, les lieux de ce qui fut.



On peut être légitimement fier de ce que l’on a accompli, mais ce n’est pas – cela ne sera jamais - pour autant  une raison pour inférioriser et pour mépriser ceux qui n’en ont pas autant accompli, car, à différents degrés et sous différents modes, nous accomplissons tous quelque chose.



La fatuité est un des apanages de la bêtise.



Il y a une véritable joie à aimer, à faire le bien, et à donner aux autres de la chaleur humaine.



Incomplets et inaccomplis sommes-nous et ainsi, toujours en quête.
Incomplet et inaccompli est le monde, toujours en devenir.



Chaque époque se croit affranchie du passé. Alors qu’elle n’en est, tout bonnement, que l’héritière.
Un jour, la nôtre sera aussi le « passé ringard » d’un autre « temps neuf ». Soi-disant plus glorieux, plus accompli, plus inventif, plus « avancé ».




Patricia Laranco.