Si aux Amis de la Terre nous avons été discret·es sur les incendies et canicules, et en général sur les événements météorologiques extrêmes, c’est parce que tout a hélas déjà été dit de nombreuses fois.
Nous sommes dévasté·es par ce qu’il se passe dans le monde, nous sommes inquiet·es de l’accélération de ces événements, nous sommes énervé·es de l’inaction des dirigeant·es politiques mais nous ne sommes malheureusement pas surpris·es.
Nous ne sommes pas non plus résigné·es, car des solutions existent. De nombreux collectifs, associations et scientifiques les répètent depuis de nombreuses années : il est impératif de transformer notre système en profondeur pour mettre en place des sociétés soutenables. Il faut sortir de l’industrie fossile, du modèle capitaliste et des systèmes d’oppression qui engendrent des profits astronomiques pour une minorité (à qui profitent les plus de 11 milliards de dollars de bénéfice réalisés par Total au premier semestre 2026 ?) au détriment de la majorité silencieuse qui meurt de chaud (littéralement, plus de 5 000 morts sont liées aux vagues de chaleur en 2026 jusqu’ici, d’après les calculs de surmortalité par rapport à la normale), et de la planète déjà à bout de souffle. A plus court terme, il faut aussi adapter nos villes et nos quotidiens aux évolutions climatiques afin de pouvoir faire face à ce qui nous attend. Mais pour cela, il faut de la détermination politique et un budget à la hauteur des enjeux – et non le retour camouflé derrière « l’urgence agricole » de mesures qui continuent à résister à l’évidence du bouleversement climatique et auxquelles se sont opposées plus de 2 millions de personnes dans une pétition sans précédent. |
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