j’allume un cierge
mirage ou rituel
je ne sais
mais lentement j’émerge
dans un monde étrange
à l’infini rivage
acharnement charnel
le tonnerre gronde dans mes entrailles
sa brûlure m’enveloppe
jusque dans l’épiderme
quel périple la nuit
quand les phares
sombrent dans le brouillard
et que nos masses informes
frissonnent
sur les ressacs
du morcèlement furieux
au pillage intime
des sentiers de l’être
tout est méandre
enrobé d’images
fragments d’azur
et déferlement d’astres
dans l’ombre captive
jusqu’à l’anonymat des faciès
l’effacement total des regards
j’érige ici des barricades
détruis des ponts et des passerelles
ferme les ports invisibles
tous mes empires s’effondrent
sur les ruines intemporelles
Jean-Yves METELLUS.
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