Tandis que des machines ne font qu’aggraver l’ampleur catastrophique des conflits sans que des êtres humains ne soient tenus pour responsables, ce sont les enfants et les familles qui en font les frais. L’année dernière, le nombre d’enfants tués dans des conflits a atteint un niveau jamais enregistré auparavant, et l’ONU associe cela à l’intelligence artificielle militaire. [4]
Pendant ce temps, des entreprises américaines spécialisées dans l’IA militaire, telles que Palantir et Anduril, se mêlent de plus en plus de la gestion des systèmes de nos pays. Moins il y a de restrictions sur les armes qu’elles fabriquent, plus elles gagnent d’argent. [5]
Mais voici la bonne nouvelle. En septembre, 128 pays se sont mis d’accord sur un projet de règles fixant des limites à l’utilisation de ces armes. [6] Il ne manque plus que la décision de rendre ces règles effectives, afin que chaque gouvernement soit tenu de les respecter.
Les entreprises d’armement ont des lobbyistes partout et des rendez-vous inscrits dans l’agenda des ministres. Mais nous avons quelque chose qu’ils n’ont pas : nos votes et nos voix.
Chaque message reçu par le cabinet d’un ministre compte. Lorsque des milliers de messages arrivent juste avant une décision importante, c’est un puissant signal : cela montre que les électrices et les électeurs suivent de près la situation. D’autant que nos partenaires présenteront la pétition, qui a recueilli plus de 90 000 signatures, aux ministres lors des réunions prévues avec eux. Les ministres iront donc à Genève en sachant que des milliers de personnes dans leur pays réclament des règles sur les robots tueurs.
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