mardi 7 janvier 2014

SOME LIGHT EFFECTS, photos by Patricia LARANCO.


 WITH NATURAL LIGHT (SUN)





















  WITH ARTIFICIAL LIGHT (BULB)
















WITH NATURAL LIGHT (SUN)























Photographies : Patricia Laranco
(Tous droits réservés).





























Un texte de France BURGHELLE- REY (France).

A moins de consentir au mouvement de ses feuilles l’arbre se dessèche et lent ne grandit plus


Tombent alors ses feuilles comme autant de grimpeurs éreintés qui fuient les sommets


Je veux vivre sans m’interrompre desserrer de mon cou cette corde froide et tirer l’alarme avant que ne soient dévastées des forêts entières








France BURGHELLE- REY

lundi 6 janvier 2014

Un POÈME de Patricia LARANCO (Île Maurice / France)

Dans l’aube noire malmenée
hantée
par les esprits frappeurs
où se multiplient
les coups sourds
du vent
sur les huis ébranlés
retentit brusquement fluet,
comme égaré
l’inattendu
et anémique petit chant
hivernal, matinal
d’un piaf
vite dilué à l’intérieur
d’un tout nouveau roulement d’air
qui laboure le silex dur
épais du silence profond



bientôt une voiture
ronfle.







06/01/2014.

Un magnifique texte philosophique de l'auteur mauricien Gillian GENEVIÈVE.

Le simple n'existe pas et il ne faut jamais céder à son apparence. Tout tend vers le gris et la vérité est nuances et ne s'offre pas d'emblée. A coup de pierres et de mots je fracasse le mur intangible du leurre et je refuse l'ombre et la lumière pour marcher dans le clair-obscur guidé par l'idée du songe, des espérances et ce terrible constat: rien, je ne sais rien.

La foi seule m'aveugle et me porte vers l'immense et le vide. Je suis porteur de méconnaissance et de savoir inachevés.
 

Je suis un homme et je ne sais rien, ou presque.



Gillian GENEVIÈVE.

dimanche 5 janvier 2014

Sur YouTube, une toute jeune poétesse sud-africaine de 11 ans nous dit ses propres textes. A découvrir sans tarder !





AFRICA MY PRIDE,

poèmes de Bothlale BOIKANYO (11 ans), 
dits par l'auteure.







LIEN :
http://www.youtube.com/watch?v=_XhoysO5P9M

Un poème d'Alain MINOD (France) : " VOYAGES DU LONG DÉSIR ".

Fenêtre : kinétographe en la nuit
Offert à tout ce qui passe et reluit
Et d’ici toutes les voix de compagnie
Plongent leurs lèvres comme dans un nid

Leurs rires sonnent comme de vifs feux
Arrachés aux flans pâles de ce lieu
Ils se moquent de l’horizon obscur
Que kinétographe ne prend qu’aux murs

Mille lampes demeurent à leurs gorges
Renvoyant au ballet mu comme forge
Aux carrefours des étoiles filantes
Eux qui enfournent voile étincelante

Dans les voyages de leur long désir
Tournoyant au plus intime de leurs dires
Ils s’en vont immobiles satellites
Autour d’une ronde qui se délite

Ni trop tôt  -  ni trop tard … Simplement là
A faire sauter la corde du la
Qui attendait la relance de l’orchestre
Pour tant de symphonies encore à naître

Pourtant toutes ces voix enchevêtrées
Ne calculent rien pour être intégrées
Elles sont polyphonies atonales
Que le temps de veille envoie et avale

Aux contrepoints des belles différences
S’entendent clairement de beaux silences
En avant ! Musique aux kinétographes
Qu’elle brille avec l’ancien phonographe

Nous verrons bien que rien n’a disparu
Des paroles d’un peuple qui a pu
Enchanter les poètes argonautes
Quand de l’amour ils se sont faits pilotes

Des vaines prières pour des ailleurs
Retenons celles qui comblent nos heures
Quand notre pauvre espoir s’est envolé
Ici nous trouvons le temps à voler

Et c’est déjà un monde à votre insu
Vous qui criez au fou qui n’est déçu
D’accorder sa propre voix à « l’insane »
Dans l’ici coulant en présence inane

Vous ne voyez que guerre dans ce monde
Mais que tout ce qui tourne dans des rondes
Et qu’elles ne s’accordent à vos gammes
Elles défont tristesse en votre drame

Celui de ne tenir comme fontaine
Les rendez-vous qui déroulent la scène
Pacifique de toutes les errances
Où coulent précieuses les différences

Vous ne voulez chanter l’universel
Que dans les épitaphes pour tout sel
Armé de terre et courage en vision …
Votre vue demeure obscure passion
Pour rage inutile aux révolutions



Alain MINOD.


samedi 4 janvier 2014

Une PHOTOPOÉSIE de Patricia LARANCO (Île Maurice/France).

Le soleil balaie tout
de son pinceau crayeux,
il refait exulter
la couenne des vieux murs.
Je le vois dépêché
du fond de l'horizon
crever le bataillon
confus fauve des nues
et jeter le ciel bleu,
le laisser s'embrocher
sur les clochers en pointe.
Je le vois s'infiltrer
dans l'austère épaisseur
d'ombre
de nos logis
où il frappe les murs
lisses et rencognés
de ses sceaux de miel,
de ses incisions
fientes de rayon vert,
fentes au vertical sens,
grandes lignes esseulées
qui paraissent voulues
par la brutalité
d'un hachoir, d'un ciseau.

(Ecrit le 02 janvier 2014) 


























































Photographie et texte : Patricia Laranco.
(Tous droits réservés)