mercredi 1 juillet 2026

Le poète Jean-Yves METELLUS (Haïti/Québec) s'exprime sur l'écriture...

 





On écrit toujours depuis un lieu. Il peut être social, culturel, psychologique, et même historique. Tout nous colle à la peau, remue nos épidermes, nos tripes, ou simplement notre esprit, notre sensibilité. Cela, sans avertissement.
Ainsi, celui ou celle qui écrit prendra du sang, du coton, des chaînes, des sourires, des blasphèmes, des propagandes, dépendamment des divers champs existants, si l’imaginaire elle-même est imprégnée de flux non aléatoires du possible.
J’ai essayé d’explorer les rebords du visible, de faire chanter mes vers, mais ils grondent malgré moi, vocifèrent, crachent tant d’amertume et de révolte.
Ceux qui s’élancent dans l’exploration des bons sentiments, qui écrivent à l’eau de rose, sont probablement assis sur du velours et se fichent des cris qui fusent de toutes parts.
Je crois que, quelle que soit la couleur que prend l’écriture, l'auteur.e n’est jamais à l’abri du soupçon.














Jean-Yves METELLUS.




























































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