jeudi 2 juillet 2026

UE (FOODWATCH) : 🎯CONTRE l’OMNIBUS : OBJECTIF 100 000 SIGNATURES !

 







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Bonjour,




Que de rebondissements dans l’affaire Omnibus... Une bonne nouvelle déjà : la semaine dernière, grâce au travail acharné des associations et à une large mobilisation citoyenne, les États membres de l'Union européenne n'ont pas réussi à se mettre d’accord pour faire passer le Food and Safety Omnibus, ce projet de réformes qui s’attaque à dix lois qui protègent notre alimentation.  

Mais ce n’est pas fini : les lobbies de l’agrochimie mettent les bouchées doubles pour s’assurer qu’il passe envers et contre tout. Ne les laissons pas démanteler ces réglementations qui protègent notre santé. Prochaine étape cruciale : un vote aura lieu le 6 juillet au Parlement européen

Plus que jamais, chaque signature peut faire la différence : partagez cette pétition autour de vous 📣 

😤 Omnibus : un déni de démocratie et une aubaine pour les lobbies.

Ce processus constitue aussi un véritable passage en force, à tel point que foodwatch a déposé une plainte contre la Commission européenne concernant sa gestion de cet « Omnibus ». Ce que nous lui reprochons ? Aucune mesure d’impact n’a été réalisée, ni aucune consultation publique. Sans compter que la Commission n’arrive même pas à justifier pourquoi elle souhaite faire passer dix textes en un seul paquet législatif. La médiatrice européenne a conclu dans notre sens, à des “lacunes procédurales” dans la préparation de ces textes, et pourtant le processus se poursuit… 

Le projet Omnibus est désormais entre les mains d’Herbert Dorfmann et Michele Picaro, les deux rapporteurs de droite et d’extrême droite du texte au Parlement européen. Dans une version de travail qui a fuité la semaine dernière, on découvre que le projet va encore plus loin dans l’affaiblissement de la réglementation sur les pesticides. Pas étonnant : ce document révèle que seuls ont été “consultés” des acteurs de l’agro-industrie comme Bayer, BASF ou encore Croplife… pour sa rédaction.  

Il propose notamment d’autoriser les substances les plus dangereuses pour des durées plus longues, d’élargir les critères de dérogation, d’allonger les délais de grâce et de réduire la capacité des autorités nationales à restreindre l’utilisation des pesticides dangereux. Une aubaine pour l’agrochimie ! 

Société civile, scientifiques, autorités : l’inquiétude est générale.

Depuis notre première alerte en décembre 2025, de nombreuses organisations ont dénoncé ce projet mortifère qui cache des reculs inacceptables pour la sécurité de notre alimentation. 

foodwatch n’est pas la seule à alerter sur les dangers que représentent cet Omnibus : dans la revue Science, plus de 30 scientifiques mettent en garde contre les conséquences pour la santé et l’environnement de l’Omnibus. De son côté, l’Efsa (l’Autorité européenne de sécurité des aliments) a confirmé que des alternatives à ces mesures existent : plutôt que d’autoriser des pesticides de manière illimitée, la Commission européenne pourrait donner plus de moyens à l’Efsa pour traiter les approbations de ces substances plus rapidement et efficacement. Cela permettrait de respecter le principe de précaution. 

Vous informer en toute indépendance pour agir ensemble

Si nous sommes en mesure de tenir tête aux politiques et aux lobbies qui défendent les intérêts des industriels, c’est grâce à vos dons qui garantissent l’indépendance de foodwatch. Ce travail de fourmi, qui consiste à suivre de près ce qui se joue dans les institutions européennes, est essentiel pour agir ensemble au bon moment, que nos droits soient en danger ou que nous demandions de nouvelles mesures plus protectrices. Merci de rendre nos actions de veille, d’enquête et d’interpellation possibles ! 

Bonne journée,




Léa Redon chargée de campagnes foodwatch France.



































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