samedi 8 juillet 2023

France (GENERATIONS FUTURES) : NON à la ré-autorisation du GLYPHOSATE !

 

 

 

 
Générations Futures
 

Procédure de ré-autorisation du glyphosate : Générations Futures et un collectif d’organisations demandent à la France de s'opposer à la-réautorisation de cette substance dangereuse !

 
Après un an supplémentaire d’attente dans la procédure de ré-autorisation du glyphosate, le très attendu avis de l’autorité européenne de sécurité des aliments (l’EFSA) a été rendu hier sur les risques liés à l’utilisation de cette substance. Il conclut : L’évaluation de l’EFSA « de l'impact du glyphosate sur la santé humaine, les animaux et l'environnement n'a pas permis d'identifier de domaines critiques ». Cependant, « les conclusions de l'EFSA font état de certaines lacunes dans les données ».
 
 
Générations Futures pointe et analyse les faiblesses de cet avis, rappelle que le glyphosate a été classé “cancérigène probable” pour l’Homme par le centre international de recherche sur le cancer (le CIRC) en 2015 et que de nombreuses études scientifiques démontrent la contamination et les effets sur le vivant engendrés par cette substance. L'autorisation du glyphosate dans l'Union Européenne (UE) prendra fin à la mi-décembre 2023. En prévision de cette échéance clé et du vote de sa ré-autorisation - ou non - par la Commission européenne et les États Membres, Générations Futures appelle la France à se positionner pour la fin du glyphosate au sein de l’UE en 2023. Rendez-vous hier avec le Cabinet de la Première Ministre, courrier commun, pétition, lancement d’un nouveau site…nous mettons tout en œuvre pour faire pression !
 

Générations Futures dénonce une nouvelle fois les carences du système d’évaluation des pesticides, biais crucial dans l’autorisation du glyphosate.

 
Générations Futures alerte depuis des années sur les nombreuses failles inhérentes au système d’autorisation des pesticides et notamment du glyphosate. En 2021, notre association a démontré que, pour le cas de la demande de ré-autorisation du glyphosate, 99% des études issues de la littérature ont été exclues du travail européen de réévaluation (retrouvez ce rapport sur generations-futures.fr).
     

    Générations Futures maintient la pression : rencontre avec le cabinet de la Première Ministre et courrier commun d’organisations de la société civile.

     
    Le 5 juillet 2023, Générations Futures a rencontré le directeur de cabinet d’Élisabeth Borne pour échanger sur plusieurs dossiers agricoles et notamment celui du glyphosate. Cela a été l’occasion de lui remettre une lettre signée par 14 ONG qui exige que la France prenne position contre la ré-autorisation du glyphosate. Cela a également été l’occasion de lui rappeler qu’un demi-million de Français demandent au gouvernement la fin du glyphosate en 2023 comme en témoigne la pétition portée par Générations Futures et une trentaine d’autres organisations (pétition “En finir avec le glyphosate en Europe…enfin !”). En outre, Générations Futures a rappelé que plus d’un million de citoyens européens demandent une élimination des pesticides au sein de l’UE d’ici à 2030 (initiative citoyenne européenne “Sauvez les abeilles et les agriculteurs”). Retrouvez toutes ces actions sur generations-futures.fr
       
       
       

       

       

       

      Coalition européenne "Stop glyphosate” : Informez-vous !

       
      Parce qu’ensemble, nous sommes plus forts, Générations Futures et une trentaine d’autres organisations européennes se sont réunies au sein de la coalition “Stop Glyphosate” avec pour objectif de lutter contre la ré-autorisation de cette substance. Les discussions sont en cours au sein des arènes européennes jusqu’à la mi-décembre 2023. Il faut rester mobilisés ! Des ressources clefs se trouvent sur le site de cette coalition, n’hésitez pas à les consulter et à les diffuser (rendez-vous sur stopglyphosate.eu).
         

        SOUTENEZ-NOUS pour nous permettre de continuer à agir efficacement contre le glyphosate. 1 soutien = 1 action.

         
        Le combat est rude mais nous engrangeons des victoires. Récemment, grâce au travail de nos avocats, nous avons fait annuler 2 autorisations de mise sur le marché de produits à base de glyphosate. Générations Futures va tout mettre en œuvre pour s'opposer à la ré-autorisation du glyphosate (analyses, rapports, sondages d'opinion, etc.) et nous n'hésiterons pas à aller en justice si cette substance venait à être ré-autorisée.
        NOUS AVONS BESOIN DE VOUS POUR AGIR ! D'avance, merci.
         
         
        *Autres moyens de nous soutenir :
        Générations Futures est habilitée à délivrer des reçus fiscaux. Merci !
         
         
        GÉNÉRATIONS FUTURES
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        Dominique TEILLIER (France).

         

         

         

        Parfois, je pense à toi sur le bord inférieur d’un cahier !

        Quelques points corail.

        Autour de ta photo.

        Ici, apparait ta silhouette.

        Où le temps se noie.

        Dans un gris d’humeur.

        Ce qu’on s’est dit est né.

        Même si ton silence s’attarde sur les murs.

        Ce sont des restes d’heures.

        Jetées au monde.

        Suspendues au vide.

        Ce soir Venise s’est noyée

        dans une mer boueuse.

        Redis-moi le banc,

        l’escalier, le mur, le palais.

        Rappelle-moi comment je parle ?

        Regarde-moi, je suis nu.

        Pâle est ma chair.

        Seul un faible battement de cœur.

        J’ai le ventre creux.

        Or, toute naissance est au bout des urgences.

         

        Parfois, je pense à toi sur le bord inférieur d’un cahier !

        J’ai aimé les miettes laissées sur tes lèvres.

        Le bruit de ta valise sur les pavés.

        Les oiseaux qui nichaient sous les tuiles.

        Les restes d’une église.

        Les couverts enfermés dans les tiroirs.

        Le soleil défiant l’aveuglement des siècles

        en perçant les volets entrecroisés.

        Les mêmes pierres de puis des millénaires.

        Alors je cache l’échafaudage nostalgique

        de cette essence qui m’appartient.

        Je l’ai guérie au soleil.

        Assis sur des bancs de marbre.

        De terres étrangères…

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

        Dominique TEILLIER.

        03/07/2023.

         

         

         

         

         

         

         

         

        jeudi 6 juillet 2023

        samedi prochain, dans toute la France, des MARCHES CITOYENNES après le décès du jeune NAHEL.

         

         

         

         

        [Communiqué unitaire]

        NOTRE PAYS EST EN DEUIL ET EN COLÈRE.

        mercredi 5 juillet 2023, par COLLECTIF.

         


         

         

         

        Notre pays est en deuil et en colère. Le meurtre de Nahel tué par un policier à bout portant à Nanterre, a mis à nu les effets de décennies de politiques publiques discriminatoires et sécuritaires ciblant notamment les quartiers populaires et la jeunesse qui y grandit et particulièrement les personnes racisées et précarisées. L’escalade des violences est une impasse et doit cesser. La conception essentiellement répressive de la police, et l’évolution législative de 2017 sur l’usage des armes de service, aggravent ce que la population vit et subit que ce soit en termes de discriminations et de pratiques racistes.

         

         

         

         

        Les tensions entre population et police viennent de loin et s’inscrivent dans une histoire marquée d’injustices, de préjugés, de violences, de discriminations, de sexisme... et d’un racisme systémique qui traverse l’ensemble de la société et qui n’est toujours pas éradiqué.

        Les habitant·es des quartiers concernés et notamment les femmes pallient bien souvent seul·es les carences en termes de services publics. C’est bien la régression de ceux-ci, l’école, les lieux de partage et de culture, sportifs, la poste, les administrations etc. et le recul du soutien de l’État au tissu associatif qui ont largement contribué à marginaliser ces quartiers et des territoires entiers bien au-delà, particulièrement dans les Outre-mer.

        L’abandon de ces populations de quartier est aggravé par le contexte économique d’appauvrissement, d’inflation, de hausse des loyers, des prix l’énergie et la réforme de l’assurance chômage. Les inégalités sociales touchent particulièrement les enfants et les mères isolées. C’est ce que montrent les révoltes qui ont secoué les quartiers populaires depuis quelques jours en réaction à la tragédie de Nanterre.

        En plus de décennies de dérives d’une politique du maintien de l’ordre, de lois sécuritaires (loi sécurité globale, loi séparatisme...) et de mesures d’exception, nous assistons depuis quelques jours à des pressions du gouvernement pour mettre en place une justice expéditive. Le prononcé de mises en détention préventives systématiques avec des peines de plus en plus lourdes n’est pas acceptable !

        L’urgence n’est pas celle de la répression qui ne fera que renforcer l’extrême-droite et fera reculer une fois de plus les droits et libertés.

        L’apaisement durable n’est possible que si le gouvernement prend les mesures nécessaires pour répondre à l’urgence de la situation et aux exigences des populations concernées.

        L’ONU a critiqué à plusieurs reprises les politiques sécuritaires et les problèmes institutionnels de racisme en France, en particulier dans les forces de l’ordre.

        Ce sont les discriminations qui sont un poison toxique qui décrédibilise l’idée même d’égalité et sème le désespoir.

        L’extrême droite en fait son lit pour diviser toujours davantage la société. Nous dénonçons l’appel à la guerre civile contre les quartiers populaires et la qualification des personnes qui en sont issues de « nuisibles » par des syndicats de policiers.

        Nous condamnons la constitution d’une cagnotte de soutien au policier qui a tué Nahel à l’initiative d’un membre de l’extrême droite et l’absence de toute action du gouvernement, mettant ainsi de l’huile sur le feu.

        Tout est à repenser et construire. Il faut partir de bases nouvelles, créer des espaces de discussions larges et tirer les leçons des erreurs des politiques publiques depuis des décennies, en respectant les histoires, parcours, cultures et singularités dont se nourrit notre aspiration collective à l’égalité. Il est plus que temps d’écouter et de prendre en compte les demandes des habitant·es des quartiers populaires et en particulier sa jeunesse !

        La situation nécessite que le gouvernement prenne ses responsabilités et apporte des réponses immédiates pour sortir de l’affrontement :

        • abrogation de la loi de 2017 sur l’assouplissement des règles en matière d’usage des armes à feu par les forces de l’ordre ;
        • une réforme en profondeur de la police, de ses techniques d’intervention et de son armement ;
        • le remplacement de l’IGPN par un organisme indépendant de la hiérarchie policière et du pouvoir politique ;
        • la création d’un service dédié aux discriminations touchant la jeunesse au sein de l’autorité
        • administrative présidée par le Défenseur des droits et le renforcement des moyens de lutte contre le racisme, y compris dans la police.

        Rien ne peut cependant se faire sans un autre partage des richesses, sans lutter contre les inégalités sociales. Rien ne peut se faire sans la lutte contre la pauvreté et la précarité, aggravées par le dérèglement climatique, la hausse des loyers et des charges, et sans le renforcement des services publics et de l’éducation populaire. C’est à ces chantiers que le gouvernement devrait s’attaquer au lieu de mener des politiques publiques régressives qui font le lit de l’extrême droite.

        Nos organisations syndicales, associations, collectifs, comités et partis politiques sont mobilisés pour le maintien des libertés publiques et individuelles.

        Dans l’immédiat, nous appelons à rejoindre tous les rassemblements et marches autour de ces revendications, partout dans le pays à partir du mercredi 5 juillet, à l’exemple de la marche organisée par le Comité Vérité et Justice pour Adama le 8 juillet, à Beaumont-sur-Oise, et de celle de la Coordination Nationale contre les violences policières du 15 juillet.
        Nous appelons à des marches citoyennes le samedi 8 juillet dans toute la France et les territoires ultra-marins.

        Nous construirons ensemble les suites de ces mobilisations.

         

         

         

         

        SIGNATAIRES DE L’APPEL

        Syndicats : CGT, CNT-Solidarité Ouvrière, Fédération Syndicale Étudiante (FSE), FSU, Solidaires Étudiant-e-s, Syndicat des Avocats de France, UNEF le syndicat étudiant Union, Syndicale Solidaires, Union Étudiante,
        Associations : 350.org, Adelphi’Cité, Amnesty International France, Alternatiba, Alternatiba Paris, Les Amis de la Terre France, ANV-COP 21, Attac France, Bagagérue, Conscience, Coudes à Coudes, DAL Droit au Logement, La Fabrique Décoloniale,FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigrés-e-s), Fédération Nationale de la Libre Pensée, Fédération nationale des maisons des potes, Femmes Egalité, Fondation Copernic, Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré·es), Greenpeace France, Jeune Garde Antifasciste, LDH (Ligue des droits de l’Homme), Memorial 98, Observatoire nationale de l’extrême-droite, Organisation de Solidarité Trans (OST), Planning familial, Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les racismes-RAAR, REVES Jeunes, SOS Racisme,
        Collectifs : Alliances et Convergences, Assemblée des Gilets Jaunes de Lyon & Environs, Colère Légitime, Collectif civgTENON, Collectif des Écoles de Marseille (le CeM), Collectif national pour les Droits des Femmes, Collectif Nouvelle Vague, Collectif Vérité et Justice pour Safyatou, Salif et Ilan, Collective des mères isolées, Comité des Soulèvements de la Terre Sud-Essonne, Comité Local de Soutien aux Soulèvements de la Terre Aude, Comité Soulèvement Bas-Vivarais, Comité les Soulèvements de la Terre Lyon et environs, Comité local de soutien aux Soulèvements de la Terre Villefranche, Comité local de soutien aux Soulèvements de la Terre Romans-sur-Isère, Comité nîmois de soutien aux Soulèvements de la Terre, Comité de soutien à Moussé Blé, Comité justice et vérité pour Mahamadou, Comité Les Lichens Ardéchois, Comité Vérité et Justice pour Adama, Coordination des comités pour la défense des quartiers populaires, Démocra’psy, Dernière Rénovation, En Gare, Justice pour Othmane, La Révolution est en marche, La Terre se soulève en Corrèze, Le Peuple Uni, Les Soulèvements de la Terre - comité Île-de-France, Les Soulèvements de l’Entre2Mers (33), Lyon en lutte, Lyon Insurrection, Nîmes Révoltée, Réseau GBM, Rejoignons-nous, Collectif du 5 novembre - Noailles en colère (Marseille), Syndicat des quartiers populaires de Marseille, Collectif Justice pour Claude Jean-Pierre, Youth for Climate IDF,
        Organisations politiques : ENSEMBLE ! – Mouvement pour une Alternative de Gauche, Écologiste et Solidaire, Europe Ecologie Les Verts (EELV), La France insoumise (LFI), Front Uni des Immigrations et des quartiers populaires (FUIQP), Gauche Ecosocialiste (GES), Génération.s (G.s), Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG), Pour une Écologie Populaire et Sociale (PEPS), Parti Ouvrier Indépendant (POI) Réseau Bastille, Révolution Écologique pour le Vivant (REV), Union communiste libertaire (UCL).

         

         

         

        Pour Paris, rendez-vous à 15 h, Place de la République.

         

         

         

         

         

         

         

         

        Crédit image : Arnaud Vilette César

         

         

         

        Source : Site web de ATTAC.