jeudi 7 mai 2026

France (FOODWATCH FRANCE) : TROP D'ALERTES...OU TROP DE PROBLEMES ?

 








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Bonjour,



Il y a quelques jours, on m’a interpellée sur un plateau TV pour reprocher à foodwatch de lancer trop d’alertes – car cela rendrait les gens anxieux, au point de ne plus savoir quoi manger.

Sérieusement ?! J’ai l’habitude des faux arguments pour détourner l’attention des vrais responsables, mais là, c’est fort de café !

Trop d’alertes, vraiment ?

C’est pourtant simple : nous n’aurions pas autant d’alertes à lancer s'il y avait moins de problèmes et de dérives dans ce système agroalimentaire.

❌ Pas d’alertes si l’industrie alimentaire arrêtait de commercialiser des produits trop sucrés, gras, salés, trop souvent ultra-transformés.

❌ Pas d’alertes si la grande distribution arrêtait de grossir ses marges sur des produits bons pour la santé et de faire la plus grande part de ses promotions sur des produits contraires aux recommandations de santé publique, comme foodwatch l’a révélé dans ses enquêtes.

❌ Pas d’alertes si les autorités publiques agissaient enfin pour réduire notre exposition aux trop nombreux contaminants et intrus toxiques dans nos assiettes : cadmium, mercure et autres métaux lourds, dérivés de pétrole (huiles minérales MOAH), résidus de pesticides, PFAS (polluants éternels), substances qui migrent des emballages vers la nourriture (bisphénols, phtalates, microplastiques), etc.

Seulement aujourd’hui nous en sommes très loin...

Le coût de l’inaction politique.

La bonne nouvelle, c’est que rien de tout cela n’est une fatalité. Les solutions pour y faire face sont à portée de main : interdire les additifs et contaminants qui présentent des risques pour la santé, encadrer la publicité et le marketing, obliger la grande distribution à vendre à prix coûtant au moins 100 produits correspondant aux recommandations de santé publique, etc.

Malheureusement, la plupart de ces mesures, destinées à remettre la protection de la santé dans la boussole des politiques publiques, ont été bloquées ces dernières années par les décideurs en place. Et ce temps perdu de l’inaction politique a un coût humain, environnemental et même économique considérable.

Face à ce constat, j’ai pourtant une certitude : en enquêtant, en lançant l’alerte, en nous unissant, en dénonçant les manœuvres des lobbies et des industriels et la complicité de l’Etat, nous avons le pouvoir de faire changer les choses durablement. Et nous l’avons déjà prouvé, comme en 2022 avec une victoire majeure pour la fin des dérivés de pétrole cancérigènes dans nos aliments en Europe, après plus de sept ans de mobilisation et trois séries de tests sur la contamination de produits alimentaires.

Un contre-pouvoir citoyen 100% indépendant, grâce à vous 🧡

Combien d’autres alertes faudra-t-il lancer ? Chez foodwatch, c’est certain : tant que les intérêts de quelques-uns primeront sur la santé et les droits de toutes et tous, nous continuerons à résister et à nous faire entendre.

Et nous avons besoin de vous ! Pour garantir notre liberté d’enquête, d’action et de ton, foodwatch refuse toute subvention publique et tout financement d’entreprise. Ce sont donc les dons des citoyennes et citoyens qui financent nos campagnes et actions pour exiger l’accès à une alimentation saine, choisie, durable pour toutes et tous.

✊ Rejoignez le mouvement ! Nous soutenir par un don régulier, c’est nous donner les moyens de tenir tête aux lobbies et d’exiger des décideurs politiques qu’ils et elles agissent pour l’intérêt général et pour la santé. Si vous êtes imposable, un don mensuel de 5 € vous revient à 1,70 € par mois, soit 20,40 € sur toute une année après déduction fiscale. Vous pouvez modifier ou arrêter votre soutien à tout moment en nous contactant par email ou par téléphone.

Chaque voix compte face à des décisions qui impactent notre santé et notre environnement. Merci pour votre confiance, merci d’agir avec nous.

Soyez-en sûrs : nous ne les laisserons pas faire sans rien dire.

Karine Jacquemart

Directrice Générale de foodwatch France.

















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