vendredi 11 septembre 2026

France (FOODWATCH) : Crise agricole et inflation alimentaire : toujours les mêmes qui trinquent !

 





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Bonjour,


Après un été marqué par un record de sécheresse et de canicules, la rentrée remet au premier plan la crise agricole et le risque d’une nouvelle hausse des prix alimentaires. Et une rengaine que l’on entend trop souvent : les consommatrices et consommateurs doivent prendre leur part et payer plus cher pour soutenir le monde agricole .

🌽 Prix alimentaires : les consommateurs et les agriculteurs paient déjà trop

Sécheresse, déficit de pluie, chaleurs extrêmes : cet été, les pertes agricoles ont été considérables. Pour une profession déjà durement touchée par la précarité et le mal-être, le choc est immense. Le plan annoncé par le gouvernement viendra renflouer les plus gros acteurs de la profession, sans changer le système agricole en profondeur.

A l’autre bout de la chaîne, les consommatrices et consommateurs sont aussi sous pression : en 2024 déjà, un·e Français·e sur quatre déclarait déjà sauter des repas faute de moyens. Et les aliments bons pour la santé sont d’autant plus inaccessibles que depuis 2015 dans les supermarchés, les prix des fruits ont augmenté de 54 % et ceux des légumes de 62 %, contre 21 % pour l’inflation générale (Observatoire des Prix 2026, Familles Rurales). Sur fond de conflit en Iran et dans d’autres pays, le coût de l’énergie et des engrais aura aussi des impacts sur les prix.

🛒 Un partage de la valeur profondément déséquilibré : à qui la faute ?

ll est important de remettre le système à l’endroit : les paysan·nes doivent pouvoir vivre correctement de leur production et les consommateur·rices doivent pouvoir se nourrir à un prix accessible. Car le paradoxe est là : non seulement des aliments essentiels à notre santé sont devenus trop chers pour trop de gens, mais en plus certain·es producteur·rices peinent à en tirer un revenu suffisant alors même qu’ils et elles nous nourrissent.

Opposer le pouvoir d’achat des consommateur·rices et le revenu des agriculteur·rices, c’est passer à côté du véritable enjeu : les règles du partage de la valeur tout au long de la chaîne alimentaire qui bénéficient principalement aujourd’hui aux distributeurs et aux industriels. Les consommateur·rices et paysan·nes sont les premières victimes de ce système, chacun·es à leur niveau. C'est d'ailleurs l'analyse qu'en fait Karine Jacquemart, Directrice générale de foodwatch dans notre article : Alimentation : la guerre des marges, un système injuste et destructeur imposé par la grande distribution.

🍎 100 produits sains à prix coûtant : plus que jamais, une mesure urgente

C’est pourquoi foodwatch défend une mesure simple et concrète, avec ses alliés Familles Rurales, France Assos Santé, Secours catholique et une quarantaine d’associations : obliger la grande distribution à vendre à prix coûtant 100 aliments essentiels et bons pour la santé. Concrètement, ces produits seraient vendus sans marge de la grande distribution.

Cette mesure ne résoudra évidemment pas à elle seule toutes les crises qui touchent notre système alimentaire. Mais elle permettrait de répondre à une urgence : rendre une alimentation saine plus accessible, tout en refusant de faire peser l’effort sur les agriculteurs et agricultrices.

Alors que des propositions de loi pour adopter cette mesure sont désormais portées au Parlement, nous avons plus que jamais besoin de montrer que cette demande est largement soutenue. Près de 50 000 personnes ont déjà signé notre pétition, dont vous : un grand merci ! Pour continuer de faire grandir la mobilisation, partagez-la autour de vous !

foodwatch est un contre-pouvoir citoyen 100 % indépendant : ce sont vos dons qui nous permettent d’enquêter, d’interpeller les responsables politiques et les géants de l’agroalimentaire et de la distribution, et de défendre jour après jour une alimentation saine, accessible et juste pour toutes et tous.

Merci pour votre engagement avec foodwatch : ensemble, nous pouvons imposer des règles plus justes dans nos supermarchés et dans nos assiettes.

À très vite !




Audrey Morice chargée de campagnes foodwatch France.























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