vendredi 9 octobre 2026

France (FOODWATCH FRANCE) : LAITS INFANTILES CONTAMINES : SOUTENIR les familles, demander JUSTICE.

 




Logo Foodwatch



Bonjour,



Qui pour défendre les familles des bébés contaminés par des laits en poudre, sinon foodwatch ? C’est de ce travail réalisé en coulisses, plus discret mais essentiel, dont nous voulons vous parler aujourd’hui, car il n’existerait pas sans votre soutien indéfectible.

foodwatch aux côtés des familles de victimes

Depuis le début de cette année et la révélation du scandale des laits infantiles contaminés à la toxine céréulide, de nombreuses familles, directement concernées, nous ont appelées. L’équipe a pris le temps de les écouter et de les conseiller. De nombreux parents nous ont envoyé les dossiers de tout-petits avec, à chaque fois, des symptômes inexpliqués et terribles, incompréhensibles pour des parents et même parfois pour des médecins désemparés.

Dès le 29 janvier 2026, foodwatch a déposé une plainte avec 8 familles de bébés malades, ayant consommé des lots rappelés de lait Guigoz (Nestlé), Babybio et Picot. Les infractions listées dans notre plainte ont été prises au sérieux. Dès le lendemain, le Pôle santé publique du parquet de Paris ouvre une enquête judiciaire.

Depuis, notre mobilisation n’a pas faibli. Avec nos avocats, nous accompagnons désormais plus d'une vingtaine de familles face aux multinationales qui ont commercialisé ces laits infantiles contaminés. Autant de parents qui ont vécu la peur au ventre à chaque biberon, qui ont rejoint la plainte pour exiger des comptes pour des tout-petits qui n’auraient jamais dû vivre ce qu’ils ont traversé à cause d’un lait en poudre...

Du rappel en catimini au scandale international

Souvenez-vous : en décembre dernier, Nestlé procédait au rappel en catimini d'un premier lot de lait infantile Guigoz, à la suite de contrôles révélant une contamination par la toxine céréulide. Alors que l’affaire reste relativement discrète en France, foodwatch prend les devants et nous démarrons l’enquête : quand la contamination a-t-elle été détectée pour la première fois ? Quelles sont les usines concernées ? Dans quels pays les lots ont-ils été vendus ?

Le scandale prend peu à peu une ampleur internationale, d’autres marques sont progressivement concernées par les rappels – commercialisées par Lactalis, Danone, Vitagermine, ou encore La marque en moins – et des milliers de lots sont rappelés dans le monde.

En parallèle, des signalements de bébés malades apparaissent. Des centaines de familles nous contactent, en France et dans nos autres bureaux européens, pour nous faire part de leur inquiétude face aux symptômes apparus chez leurs bébés et du peu d’écoute de la part des fabricants.

Demander justice, envers et contre tous

Ce n’est pas la première fois que foodwatch utilise le recours en justice face à des scandales sanitaires qui bafouent vos droits et mettent des vies en danger :

  • Dès 2018, nous portions plainte contre Lactalis dans le cadre de l’affaire des laits infantiles contaminés à la salmonelle et défendions des familles.
  • En 2022, contre Nestlé et ses pizzas Buitoni contaminées à la bactérie E. coli – pour rappel : deux enfants sont décédés et l’on compte des dizaines de contaminations graves –, puis contre Ferrero et ses Kinder à la salmonelle la même année.
  • En 2024, c’est contre Nestlé Waters (Contrex, Vittel, Hépar, Perrier) et Sources Alma (Vichy Célestins, St-Yorre, Cristaline) que nous intentions une action en justice – pour leurs eaux minérales contaminées et filtrées illégalement. Ces grands groupes ont utilisé des procédés de filtration pour se débarrasser de contaminations indésirables, comme on le ferait avec une vulgaire eau du robinet.

Et ça fonctionne. Dans chacune de ces affaires, la justice est au travail suite aux plaintes de foodwatch. Oui, le temps de la justice est long, très long souvent, mais les entreprises et les autorités publiques ciblées par nos plaintes ne sont pas sorties d’affaire, loin de là.

Les sociétés Lactalis et Nestlé France ont été mises en examen dans le cadre de nos procédures pénales. Dans l’affaire des eaux minérales filtrées illégalement, des perquisitions ont été menées en 2025, puis en 2026, sur des sites de Nestlé Waters en France dans le cadre d'une information judiciaire suite à notre plainte.

✊ Plus forts avec vous à nos côtés

Comme avec nos autres procédures juridiques, nous savons que la plainte dans le cadre du scandale des laits infantiles prendra du temps, sans doute plusieurs années. Nous savons aussi que nous sommes face à des multinationales très puissantes, aux moyens colossaux.

Pourtant, notre équipe est plus déterminée que jamais à faire la lumière sur ces scandales sanitaires d’ampleur et à révéler les pratiques scandaleuses des géants de l’agroalimentaire. Nous accompagnerons les familles dont les bébés ont été mis en danger jusqu’à ce qu’elles obtiennent une réponse à la hauteur des inquiétudes qu’elles ont subi, et que la responsabilité des entreprises concernées soit reconnue.

Si nous pouvons tenir la distance et nous engager dans des actions juridiques aussi longues, c’est grâce au soutien de milliers de citoyennes et citoyens, convaincu·es comme nous, comme vous, que l’impunité doit cesser, et que les multinationales de l’agroalimentaire doivent veiller avant tout à la santé des personnes plutôt qu’à leurs profits. foodwatch peut mener toutes ces actions en justice car nous avons le statut officiel d’association de défense des consommateurs. Pour autant, comme vous le savez, nous refusons toute subvention publique, et dons d’entreprises d’ailleurs. C’est pourquoi nous avons besoin de vous, pour pouvoir agir en toute indépendance.

En choisissant de soutenir foodwatch chaque mois, vous accompagnez nos actions dans le temps, vous nous permettez de financer de nouvelles enquêtes et procédures judiciaires, et de dénoncer les dérives qui menacent notre santé. Avec un mot d’ordre : ce n’est pas parce qu’on s’appelle Nestlé, Ferrero ou Lactalis qu’on est au-dessus des lois !

En joignant nos forces, nous pouvons tenir tête aux géants de l’agroalimentaire qui se croient intouchables. Nous vous tiendrons bien sûr informé·es des avancées de cette enquête et de notre plainte.

Merci pour votre engagement à nos côtés et à très bientôt,




Karine Jacquemart

Directrice Générale de foodwatch France.

























FacebookInstagramLinkedInTikTokYoutubeBlueskyMastodon

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire