Depuis des millénaires, les plantes et les pollinisateurs tissent entre eux des liens d’une précision chirurgicale.
Pensez à l’Angraecum sesquipedale, cette orchidée sauvage dont le nectar est enfoui au fond d'un éperon de 30 centimètres, accessible uniquement par la trompe géante d'un sphinx nocturne (5). Pensez à la sauge des prés, équipée d'un levier mécanique sur mesure qui dépose avec délicatesse le pollen sur le dos des seuls bourdons assez lourds pour l'actionner (6). Ou à ces fleurs capables de réagir au bourdonnement des abeilles et d’augmenter, en seulement quelques minutes, la concentration en sucre du nectar.
Ces interactions racontent une même histoire : celle d’un monde vivant tissé de relations étroites, complexes et fragiles, dont nous commençons à peine à saisir toute la richesse. Un monde que les géants de l’agrochimie et de l'agro-génétique menacent de modifier définitivement.
Face aux procès qui s’accumulent et aux cancers qui se multiplient partout où les pesticides sont massivement déversés (7), leur modèle fondé sur les produits chimiques ne suffit plus (8), les poussant à développer une nouvelle stratégie pour maintenir leur emprise sur le monde agricole et continuer à engranger des profits colossaux :
Imposer au monde entier des « solutions » biotechnologiques décrétées bénéfiques sans preuve solide ni de leur efficacité, ni de leur innocuité !
Les acteurs historiques de l’agrochimie voient dans les biotechnologies un moyen de générer de nouveaux profits, protégés par de nouveaux brevets…
… qu’importe si les données scientifiques sont balbutiantes et largement insuffisantes…
… ou si ces technologies ont des effets toxiques et potentiellement irréversibles sur les pollinisateurs…
… selon eux, tout est sous contrôle.
Leur produit est une solution miracle pour protéger les abeilles, prêt à être utilisé directement en milieu sauvage.
Mais la réalité est tout autre :
>> Modifier le microbiome des abeilles signifie modifier une partie centrale de leur organisme (9), pouvant avoir des conséquences irréversibles sur leur comportement et leurs fonctions vitales ;
>> Ces micro-organismes modifiés pourraient se transmettre d’une abeille à l’autre et contaminer d’autres pollinisateurs. Une étude publiée dans la revue de la Royal Society (10) le démontre : en seulement 6 jours, un microbe génétiquement modifié vivant dans l’intestin de l’abeille s'est transmis spontanément à 52 % des jeunes abeilles et 16 % des abeilles âgées – soit plus d'une jeune abeille sur deux au sein d'une même colonie ! Et les fleurs amplifient le risque en fonctionnant comme des plaques tournantes capables de stocker des micro-organismes modifiés et de les transmettre à des pollinisateurs sauvages (11) ;
>> Les méthodes actuelles d’évaluation des risques sont totalement inadaptées aux spécificités des biotechnologies. En 2025, le groupe d'experts mandaté par la COP l'a affirmé explicitement : les micro-organismes modifiés « soulèvent des risques nouveaux qui ne sont pas suffisamment pris en compte par les méthodes actuelles d'évaluation des risques » (12) ;
>> Une fois relâchés dans la nature, ces organismes pourraient échapper à tout contrôle. Les micro-organismes évoluent, mutent et franchissent les frontières avec des conséquences impossibles à anticiper pour les écosystèmes du monde entier et sans que l’on puisse jamais faire machine arrière !
Pourquoi prendre de tels risques, dans une telle précipitation ?
Parce qu’il est possible de déposer un brevet sur de telles technologies (13).
La biodiversité, les écosystèmes, l’eau, les sols, les pollinisateurs, sont déjà tous sous la pression insoutenable de l’agrochimie et de ses produits mortifères.
Nous n’avons pas besoin d’une nouvelle supercherie des multinationales et des start-ups de l’agro-génétique, qui ont déjà généré des profits démentiels au détriment du Vivant et qui en seront les seules grandes gagnantes !
C'est ce cri d'alarme que POLLINIS va porter au cœur des négociations à Erevan.
Les États vont adopter des décisions qui pourront influencer les politiques nationales, en France, en Europe et partout dans le monde.
Nous refusons de laisser l’espace, aux côtés des États, aux seuls industriels qui déploient des moyens considérables pour peser au maximum dans les décisions.
Nous voulons empêcher que les lobbies ne dictent l’ordre du jour.
Les experts scientifiques au sein de la COP eux-mêmes tirent la sonnette d’alarme sur les risques qui pèseront pour l’environnement et la santé.
La communauté internationale n’est pas unanime.
Rien n’est encore joué.
Nous devons être les plus nombreux possible à nous opposer à cette arrivée en force des nouvelles biotechnologies dans notre environnement !
S’il vous plaît, signez la pétition et partagez-la le plus largement possible autour de vous pour soutenir le combat contre les lobbies de l’agro-génétique. |
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