Chères amies, chers amis,
À l’approche du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, je voudrais partager avec vous une note d’espoir : nos combats ne sont jamais vains. Les changements peuvent sembler lents, les obstacles parfois immenses, l’engagement collectif finit par porter ses fruits. Et ces dernières semaines nous en ont donné de belles raisons d’espérer.
Après l’Assemblée Nationale cet été, et en parallèle du texte de Loi intégrale voté début octobre, le Sénat a adopté, mardi 3 novembre, le projet de loi pour la protection des enfants, qui comporte plusieurs avancées majeures demandées par la Coalition pour une loi intégrale contre les VSS : la création d’une ordonnance de protection immédiate de l’enfant et du parent protecteur, la fin de la résidence alternée lorsqu’un parent est violent, une meilleure prise en compte des situations dans lesquelles un parent cherche à mettre son enfant à l’abri de violences, ainsi que l’imprescriptibilité des crimes sexuels commis sur les mineur·es. Ces avancées historiques dont nous nous félicitons, sont le fruit d’un travail de longue haleine, mené conjointement par les associations féministes et enfantistes, les victimes et les parlementaires. Elles ont été rendues possibles par les mobilisations populaires depuis le meurtre de Lyhanna en juin dernier.
Sur d’autres sujets, en France, mais aussi ailleurs dans le monde, des raisons d’espérer émergent et nous prouvent que face aux discours autoritaires et discriminatoires, face à la violence et au racisme (qui tue, comme le rappelle l’attentat de Trappes), la mobilisation du plus grand nombre peut faire dévier des trajectoires. L'espoir n'est pas une posture optimiste ou une forme de naïveté. C'est un choix politique. C’est une condition de la victoire.
C’est aussi cette conviction qui guidera notre campagne de fin d’année, que nous vous dévoilerons prochainement. Nous y montrerons comment, grâce à la solidarité de toutes celles et ceux qui nous soutiennent, la Fondation des Femmes donne suite aux besoins des femmes victimes de violences que le système laisse sans solution. Parce que derrière les défaillances, les manquements, les aveuglements, il y a des associations qui agissent et des femmes et leurs enfants qui peuvent retrouver un chemin d’émancipation.
À l’approche du 25 novembre, gardons cette conviction : les grandes victoires commencent souvent par ce que les autres prennent pour une utopie. Et le pessimisme, qui se présente parfois comme du réalisme, est souvent une manière de renoncer avant même d'avoir essayé. À la Fondation des Femmes, avec toutes les associations, avec vous à nos côtés, nous ne renonçons jamais. Pour que cessent les violences faites aux femmes, nous sommes inarrêtables.
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