Les nuages sont tendus comme des hamacs
entre les poteaux marquant le cadre du ciel.
Qui les pousse, qui les balance ? Nul ne sait.
Mais l'homme les scrute en traînant son ennui
dans l'espace trop grand grand silence soudain
il écoute le vent lacérer les tilleuls
sur la ligne d'ombre sécrétée par les murs
qui le coince en escaladant la rue cabrée.
A force de s'étirer, le Temps ne fuit plus
mais il se niche dans les anfractuosités
l'homme poursuit sa délicate ascension
sous les feuilles beau désordre momentané,
le long de la pente qui l'a gobé tout cru.
Il est vêtu d'un vieil habit couleur brouillard.
Il pose à tout ce qu'il rencontre
des questions
corrosifs reflets de ses doutes intérieurs.
Est - ce le doute qui étire ainsi l'Azur,
qui remue les balancelles de sa pensée ?
Qui entretient leur morne monotone cri ?
La rouille égrène sa litanie fatiguée
qui grince halète et nous écorche les ouïes.
D'où sort - elle ? Des rouages de son cerveau ?
Texte & photographie : Patricia Laranco.
Juillet 2026.
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