samedi 7 mars 2026

Edith BERTHUIT (France) nous donne ici un texte tourmenté...

 





Douleur absurde et terrible. Noir définitif
Le souffle en coup de poing, le ventre ouvert, le cœur coupé
Hurlement insoutenable dans l’estomac
Beauté désespérante et majestueuse du
mot « fin »

La lumière qui meurt ; la beauté éteinte ; la vie arrachée
L’âme fendue ; la parole emmurée

Il a fallu se détacher de ce qui n’aime pas, de ce qui a la nausée de soi
Et sourire au désastre
Parce que le temps de vivre est dérisoire

Oublier pour construire un présent maintenant
S’incruster là sans prétention
Traquer l’instant, la fulguration d’un regard, l’ébauche d’un sourire, l’esquisse du geste suspendu
Mélopée de flocons en ballet ouaté

Et refaire l’éternité et construire l’harmonie
Prendre en soi l’indicible de l’autre
Se puiser en lui et grandir
Nicher le quotidien dans l‘amour

Parce que le temps se dilate à qui le désire
Et le possible scintille





















Edith BERTHUIT.
2016.
































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