Le problème
Je m’appelle Romuald et je suis parent d’un enfant malentendant.
Mon fils et moi nous sentons exclus d’un loisir pourtant essentiel : le cinéma, en raison de l’absence de séances sous-titrées en français dans notre ville (Le Mans). Cette situation dure depuis trop longtemps, et il est temps que cela change.
De nombreuses personnes, comme nous, sont privées de la possibilité de profiter pleinement du cinéma à cause d’un manque d’accessibilité. En France, on estime qu’environ 6 millions de personnes souffrent d’une déficience auditive, selon l’INSEE. Ces chiffres montrent l’importance et l’urgence d’une meilleure prise en compte du sous-titrage dans les cinémas.
Une exclusion évitable
En 2026, il n’est plus acceptable que l’absence de séances sous-titrées dans les cinémas soit justifiée par des arguments financiers ou techniques. Les technologies numériques sont aujourd’hui omniprésentes dans l’industrie cinématographique. Les salles investissent massivement dans des équipements toujours plus sophistiqués : projection laser, son immersif, écrans de très haute définition, fauteuils dynamiques, expériences dites « 4DX » ou autres innovations destinées à améliorer le confort et le spectacle.
Dans ce contexte, affirmer que la mise en place de séances sous-titrées représenterait un coût trop élevé ou une contrainte excessive n’est plus crédible. Le sous-titrage est une technologie maîtrisée, largement utilisée, standardisée, et déjà disponible pour l’ensemble des œuvres diffusées. Son absence relève donc non pas d’une impossibilité, mais d’un choix.
Ce choix a des conséquences concrètes : il prive des millions de personnes sourdes ou malentendantes de l’accès normal à une pratique culturelle essentielle. Il exclut également des familles entières, empêche le partage entre parents et enfants, et crée une discrimination silencieuse fondée sur une capacité auditive.
L’accessibilité ne peut plus être considérée comme une option secondaire ou un aménagement exceptionnel. À l’heure où la technologie permet d’enrichir l’expérience du spectateur sous toutes ses formes, refuser d’intégrer pleinement le sous-titrage revient à hiérarchiser les publics et à accepter l’exclusion comme un état de fait.
Rendre le cinéma accessible n’est pas une faveur, ni un luxe : c’est une responsabilité culturelle et sociale.
Nos demandes
Nous demandons instamment aux chaînes de cinéma ainsi qu’au Ministère de la Culture de prendre des mesures concrètes pour rendre le cinéma accessible à tous, notamment :
- la mise en place d’au moins une séance sous-titrée par films, par semaine et le week-end.
- un affichage clair et visible des séances sous-titrées
- la généralisation du sous-titrage en français pour les films français et étrangers (VFSTFR et VOSTFR)
- une programmation régulière, à des horaires accessibles
Conclusion
En unissant nos voix, nous pouvons inciter les cinémas à devenir plus inclusifs.
Signer cette pétition, c’est demander un cinéma accessible à tous, afin que nos enfants puissent partager ces moments magiques sans exclusion.
Le cinéma doit rester un plaisir universel, pas un privilège.
© 2026, Change.org, PBC
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire