jeudi 5 mars 2026

France (FOODWATCH FRANCE) : LAITS CONTAMINES et BEBES MALADES.

 







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Bonjour,



Nous avons une confidence à vous faire : notre équipe n'a jamais été autant mobilisée que depuis le dépôt de notre plainte à Paris dans l’affaire des laits en poudre potentiellement contaminés à la céréulide, vendus dans le monde entier par les géants Nestlé, Danone et Lactalis entre autres.

Dès le lendemain du dépôt de notre plainte avec les familles des 9 bébés que nous défendons, le Procureur du Pôle santé publique du tribunal judiciaire de Paris a ouvert une enquête, qui a été confiée à des gendarmes spécialisés. Oui, dès le lendemain. Cette réactivité est rare : elle signifie que les infractions graves listées dans notre plainte sont prises au sérieux : mise en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée, inexécution de procédure de retrait ou rappel. C’est une bonne nouvelle mais ce n’est que le début. Nous allons avoir besoin de votre soutien sur le long terme pour continuer à soutenir les familles de victimes.

Nous avons travaillé jour et nuit, week-end compris, pour plonger dans les réglementations, lister les manquements, et traiter chaque dossier de nourrisson individuellement. Le scandale a pris une ampleur internationale et nous n’en avons pas fini. Depuis plusieurs semaines, dans nos boîtes mail, au téléphone, plus de 150 témoignages de familles nous sont parvenus en France, des centaines dans nos autres bureaux européens. Révoltés, perdus, les parents sont nombreux à vouloir rejoindre la plainte de foodwatch ; alors avec nos avocat·es, nous les accompagnons. Car c’est notre mission.

Les familles nous contactent de partout dans le monde. De New-York à Pékin, de Dakar à Istanbul en passant bien sûr par de nombreux médias européens – foodwatch compte des bureaux dans cinq pays de l’Union européenne –, nous avons partagé le fruit de nos enquêtes avec des journalistes du monde entier. Pour alerter le plus grand nombre et pour dénoncer les défaillances des industriels du lait infantile. Nous soutenir, c’est nous donner les moyens de continuer à vous défendre en toute indépendance.

Si notre équipe tient le choc, c’est parce qu’il s’agit de défendre les consommateurs les plus vulnérables qui soient : des bébés souvent âgés de moins de six mois, parfois prématurés. Des tout-petits au système immunitaire encore fragile, qui ont tous comme points communs d’avoir eu des diarrhées persistantes et des vomissements inexpliqués après chaque biberon, des douleurs abdominales atroces et souvent de la fièvre.

Scandale Lait Soulcie

Les familles ont eu le bon réflexe d’alerter les services clients des fabricants de lait à propos des symptômes alarmants chez leur enfant. Souvent, elles se sont heurtées à des interlocuteurs dénués d'empathie, quand ils n'étaient pas simplement aux abonnés absents. Les rappels de produits sont arrivés beaucoup trop tard, quand des familles avaient déjà traversé des nuits sans sommeil, et pour certains bébés des semaines d’hospitalisation. Alors ces parents se sont tournés vers foodwatch. Nous avons été submergé·es par leur détresse mais nous n’avons pas flanché.

Guigoz, Nidal, Babybio... Les parents avaient confiance dans ces marques souvent proposées à la maternité, vendues en pharmacie. Les sites web de ces fabricants affirment que leurs produits sont sûrs. Mais la confiance est rompue. Faut-il trembler à chaque biberon ?

Nestlé savait a minima depuis novembre 2025 que ses produits pouvaient potentiellement être contaminés à la toxine céréulide, mais a attendu janvier 2026 pour lancer des rappels massifs dans le monde entier, à rebours de tout ce que la réglementation exige. Pire : deux agences européennes officielles viennent même de confirmer que la contamination des laits infantiles par l’huile d’acide arachidonique provenant de Chine remonte à... octobre 2024. Dans ce laps de temps énorme, combien de bébés sont tombés malades sans que l’on ne puisse relier leurs symptômes inquiétants à la consommation du lait infantile de marques pourtant bien réputées ?

Et que dire des autorités qui minimisent les faits ? Elles ont tardé à communiquer auprès du corps médical, puis l’ont fait de manière très frileuse et ambiguë. En niant tout lien entre les symptômes des nourrissons et le retrait des boîtes de lait en France, elles n’ont pas accompagné les parents désemparés qui voulaient faire tester leurs bébés. Un scandale pour ce médecin qui me confiait il y a quelques jours sa sensation d’être « pris pour un c** » par les autorités françaises tandis qu’à l’étranger, le lien n’est plus un secret et est même démontré.

Vous l’avez compris : nous faisons le job que devraient accomplir les autorités et les industriels. Nous enquêtons, nous vous informons, nous vérifions les réglementations et pressons la Commission européenne – que nous avons rencontrée à Bruxelles – de les faire appliquer. Nous allons également nous assurer que des analyses indépendantes utilisant la bonne méthodologie pour retrouver la toxine dans le biberon seront réalisées.

Forte des plaintes des parents et des faits étayés par nos investigations, notre association porte votre voix. Pour cette mission essentielle, votre soutien fait toute la différence : merci !

Comptez sur nous pour mettre les puissants industriels face à leurs responsabilités.

Merci d’agir avec nous,





Ingrid Kragl, directrice de l'information foodwatch france.
















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