Le dimanche 8 mars 2026, journée internationale de lutte pour les droit des femmes et des minorités de genre, la détermination d'un mouvement large et organisé a permis d'obtenir une victoire décisive sur les fascistes, les racistes et les sionistes.
Depuis près de deux ans et demi, les manifestations féministes du 25 novembre et du 8 mars font l’objet de tentatives de récupération par les collectifs fasciste Némésis et sioniste Nous Vivrons, qui instrumentalisent nos luttes à des fins racistes, islamophobes et coloniales. Cependant, grâce au travail de militant·es féministes antifascistes, antisionistes et anticoloniales, depuis le 8 mars 2025, de nombreuses organisations et collectifs se sont regroupés sur une ligne politique ferme : refuser ces groupes dans nos manifestations.
La journée de mobilisation du 8 mars 2026 constitue ainsi l'aboutissement de la construction d'une stratégie unitaire et massive, qu'il s'agit de renforcer. Cette année, à Paris, Némésis a renoncé à défiler pour déposer un rassemblement alternatif dans le 16e arrondissement. Nous Vivrons a appelé à un rassemblement à Marseille et Bordeaux et maintenu sa volonté de participer à la manifestation féministe parisienne, comptant sur la police pour imposer par la force leur présence, comme les 8 mars et 22 novembre derniers.
À Paris, des cortèges massifs et des lignes déterminées composées de plusieurs centaines de manifestant·es ont répondu à l’appel et ont permis de bloquer Nous Vivrons pendant plusieurs heures. L’unité politique et la solidarité d'un bloc antisioniste, antifasciste et antiraciste a permis d’empêcher les tentatives d’intrusion à coup d’intimidation et de charges policières. Après deux heures de blocage, les sionistes, accompagné·es d’élu·es et candidat·es allant des Républicains au Parti Socialiste, escorté·es par la police, ont tenté de couper le parcours et s’y insérer plus loin. Avec une réactivité et une synchronisation impressionnantes, des milliers de manifestant·es ont fait bloc face aux charges policières pour les empêcher de défiler jusqu’au bout. À Marseille, environ 200 militant·es féministes et antifascistes ont recouvert de slogans le rassemblement de Nous Vivrons jusqu'à la fin, malgré une succession de provocations et de violences policières.
Alors que le génocide en Palestine se poursuit et que l'entité sioniste et les Etats-Unis intensifient les bombardements sur l'Iran et le Liban, nous avons plus que jamais la responsabilité de renforcer nos luttes internationalistes et anti-impérialiste depuis la France, soutien inconditionnel de ces offensives meurtrières coloniales causant des centaines de milliers de martyrs. La normalisation des discours génocidaires depuis le lancement de l'offensive sur Gaza n'a fait que renforcer l'agenda politique raciste et islamophobe du gouvernement. Elle permet dans le même temps de justifier la criminalisation de nos organisations politiques et de nos luttes.
Nous faisons face à une période d'offensives réactionnaires généralisée, à la tête du gouvernement, dans les médias et de la part d'une large partie du champ politique. Ces attaques sont menées en premier lieu contre les femmes, les minorités de genre, les enfants, les personnes handicapées, les musulman·nes et les personnes racisées et précaires quel que soit leur genre.
Plus que jamais, il est temps de rappeler que les manifestations féministes ne sont pas des “défilés de femmes” mais la démonstration des luttes pour l'autodétermination des corps et des peuples.
Notre féminisme est internationaliste, celui de tous·tes celles/ceux qui sont opprimé·es par le patriarcat, le racisme, la colonisation et l’exploitation capitaliste.
Ce 8 mars 2026 constitue une nouvelle victoire importante, dans une période où celles-ci se font rares. Nous devons plus que jamais nous organiser dans nos villes, nos quartiers, nos rues, pour construire la résistance et barrer la route aux fascistes et aux sionistes où qu’ils soient.
Donnons-nous rendez-vous dans la rue dès le samedi 14 mars pour la Marche contre le racisme, le fascisme et les violences policières et le samedi 28 mars dans les manifestations pour la libération de la Palestine de la mer au Jourdain à l’occasion de la Journée de la terre.
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