Ce qui est tissé dans ma chair et ses archives,
Ce qui, en ce corps fatigué enfante l’énigme du désir et les chimères,
Ce qui rassemble mes vies éparses, à l’épreuve du vivant, alors que je m’enfonce dans la nuit et le silence,
Ce qui désigne, dans l’ivresse et le vertige, dans un murmure pas toujours tendre, l’enfance bafouée, le ferment du trouble et des tourments,
Celle qui se tient, dans le souffle dénudé, en vigile zélé, dans le champ de mes mots, le visage au front nu, éconduisant les rumeurs,
C’est toi,
Dont la voix se confond avec la houle du chant.
Je me mets dans ton sillage, j’invente le poème, je laboure les champs d’amour,
Et seul parmi les ombres,
Je t’attends.
Gillian GENEVIEVE.
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