mercredi 10 juin 2026

Edith BERTHUIT (France).

 




























Ses ellipses de silence la disloquent
Coulée nue du vent
Aveugle aux cheveux blancs


Souvenir des souffles chauds sous les jupes
Déterrés pour ne pas succomber
Rite hasardeux du rêve éveillé


L’entendre encore murmurer
À la vitre du front
Duvet dans l’absence rugueuse
Chant sourd dans la langueur du jour


S’user les veines à saisir chaque caillou de miel
À retricoter la tiédeur de la tendresse
À espérer qu’éclatent les cloisons


Et lui s’attarde ailleurs
Tourments à la gorge
Pauvreté humaine


Riens écaillés des vies collées à cette lucarne
Au quotidien gras de pas grand-chose
Se noyant imperceptiblement
Dans le banal désir du miracle d’amour


La vie douce est-elle ennuyeuse ?

























Edith BERTHUIT.
2012.











































































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