Ses ellipses de silence la disloquent
Coulée nue du vent
Aveugle aux cheveux blancs
Souvenir des souffles chauds sous les jupes
Déterrés pour ne pas succomber
Rite hasardeux du rêve éveillé
L’entendre encore murmurer
À la vitre du front
Duvet dans l’absence rugueuse
Chant sourd dans la langueur du jour
S’user les veines à saisir chaque caillou de miel
À retricoter la tiédeur de la tendresse
À espérer qu’éclatent les cloisons
Et lui s’attarde ailleurs
Tourments à la gorge
Pauvreté humaine
Riens écaillés des vies collées à cette lucarne
Au quotidien gras de pas grand-chose
Se noyant imperceptiblement
Dans le banal désir du miracle d’amour
La vie douce est-elle ennuyeuse ?
Edith BERTHUIT.
2012.
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