jeudi 9 juillet 2026

Un poème d'Edith BERTHUIT (France).

 















Face à la haine parfois qui bouillonne
Se contraindre à la patience
Ne pas s’agiter, éviter d’entendre
Se clore loin de son fracas
Attendre et se nettoyer
Tâcher de rester étanche
Penser à sourire
Même vaguement
Trouver sa place
Ne plus se laisser surprendre
Et ne jamais oublier
Souvent une immense lassitude


Une envie de fuir
De devenir invisible
N’être plus
Laisser place à un grand rien
Ne laisser la trace que du vide
S’échapper au noir calme


Il me reste encore à faire
Pour un jour


Se sentir libre de lui être étrangère
Comme en train de se refaire
En goutte à goutte
En plein cœur
Le sang qui circule puissamment
Qui marque
Partout








































Edith BERTHUIT.






















































































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