mon corps remue
dans le miroir
aux résonances des murmures
musiques sombres
des abysses
le métronome est fou
je l’ai empaqueté jusqu’au boîtier
enrobé de miel ranci
et d’éthanol
comme s’il était fin prêt
les rêves déferlent
sur les draps sales du désir
je râle vers les méandres
j’inscris ici
mes derniers silences
les illusions d’automne jusqu’à l’antre de l’aurore
j’écris telles des voix sans rivage
cette soif de saccader les vers
le fondement intime
aux ocres moisissures
j’écris
les volutes vaporeuses
les mirages infinis
émaillés d’or et de velours
j’écris
jusqu’à l’épuisement des soupirs
comme si en moi
se dissipait l’azur
Jean-Yves METELLUS.
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