ÉLOQUENCE ÉPICURIENNE
à François et Astrid Vinson.
Regarder une fleur qui sourit
Et embrasser les couleurs des arbres et
du ciel
avec des yeux qui affabulent
Fouler une berge
avec des oreilles dans les pieds
et laisser couler en soi
le murmure du ru
Humer pensivement
les échos de l'infini
et contempler le passé
comme une aura d'espérance
Passer même sur des sentiers
de ronces avec des yeux
affabulant l'espérance des oreilles
murmurant des échos du passé
pour ne pas être
une ombre qui passe.
Sylvestre LE BON.
In Ballades d'ici et d'ailleurs, Éditions A3, Ivry-sur-Seine, 2004.
Crédit photo : Marilyne LE BON.
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