soir d’automne
une forte coulée de larves
a érodé mes joues
j’ai trompé l’insomnie
en gribouillant des astres
sur la peau des songes
déjà écrabouillé
mon pendentif d’ivoire
fut troqué
contre une grosse croix
mes yeux fatigués
ne sont plus à l’affût du ravissement
comment reconquérir mon souffle
les lieux de connivences
à même l’inertie de l’errance
c’est le déclin
des métaphores
où jubilaient jadis
les écorchés du style
quand les mots scintillaient
calfeutrant même
la source indélébile
peut-on encore boire
à la lie des caresses
Jean-Yves METELLUS.
All rights reserved.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire