vendredi 10 juillet 2026

France (FOODWATCH FRANCE) : NOTRE ALIMENTATION N'APPARTIENT PAS à DUPLOMB ni aux LOBBIES DE L'AGRO-INDUSTRIE.

 







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Bonjour,




La loi Duplomb est de retour, dans un cheval de Troie des plus inquiétants : la loi « d’urgence agricole ». Depuis plusieurs mois, l’équipe foodwatch suit de très près ce projet de loi initié par le gouvernement en début d’année, dont Laurent Duplomb est le corapporteur. Et oui, encore lui !  

Ce même sénateur du groupe Les Républicains, qui l’été dernier proposait une loi dans le but de réautoriser des pesticides dangereux pour notre santé et l’environnement comme l’acétamipride. Vous vous en souvenez ? 

😤 Loi « Duplomb 2 » : un boulevard pour les industriels !

Une loi « d’urgence agricole », mais quelle urgence exactement ? Assurer un revenu décent aux paysannes et paysans face aux marges des distributeurs ? Réduire notre exposition aux pesticides ? Préserver l’eau ? Adapter durablement nos systèmes agricoles pour les rendre plus résilients aux dérèglements climatiques et à leurs effets – canicules, sècheresses, inondations ? Assurer l’accès de toutes et tous à une alimentation saine et sans risques ?  

Pas du tout... Encore une fois malheureusement, l’urgence pour Laurent Duplomb et le gouvernement actuel est de dérouler le tapis rouge aux industriels de l’agrochimie et à leurs lobbies, au détriment de notre santé, de la biodiversité et de la majorité des paysannes et paysans. 

🚨 Des pesticides interdits... toujours dans nos assiettes

Pourtant, nous avons besoin de sortir des pesticides : nos tests réalisés sur plus de 60 produits du quotidien le montrent bien ! Alors même que certains pesticides sont interdits d’usage en France et dans l’UE, on les retrouve dans nos assiettes via les produits que nous importons, car leurs résidus sont autorisés jusqu’à une certaine limite. Ça n’a aucun sens… Chez foodwatch, notre demande est claire : zéro résidu de pesticides interdits d’usage dans l’Union européenne dans les aliments importés ! 

Avec l’examen du projet de loi « d’urgence agricole » au Sénat la semaine dernière, les parlementaires avaient justement la possibilité, dans le sillage de l’Assemblée nationale, d'interdire la vente d'aliments produits avec des pesticides interdits d'usage en Europe. 

Encouragé·es par Duplomb, les sénatrices et sénateurs ont finalement préféré réautoriser l’acétamipride et le flupyradifurone – des insecticides tueurs d’abeille de la famille des néonicotinoïdes – en dépit des alertes scientifiques et au prétexte de protéger les agricultrices et agriculteurs de la concurrence déloyale.  

Mais nous voyons clair dans leur jeu : en réautorisant ces pesticides, ce sont avant tout les intérêts des fabricants qui sont protégés tandis que notre agriculture reste prisonnière des pesticides et que la santé des personnes qui produisent et de celles qui consomment est sacrifiée. 

💧Loi d’urgence agricole : une attaque pour accaparer l’eau

Et ce n’est pas le seul cadeau fait à l’agriculture industrielle ! Cette loi « Duplomb 2 » qui ne dit pas son nom est aussi une attaque sans précédent sur le partage de l’eau en France. En facilitant l’installation de méga-bassines, en allégeant les obligations de réunions publiques sur les projets de stockage d’eau, en réduisant les possibilités de recours juridiques ou la concertation dans les territoires, la gestion de l’eau serait tout simplement confiée aux lobbies agricoles. A tel point que même le MEDEF, le syndicat des patrons, alerte sur un « accaparement » de l’eau... Les grands perdants ? Les gens et l’environnement ! 

À l’heure où les sécheresses et les canicules se multiplient, cette fuite en avant est particulièrement préoccupante.

✊ Lobbies de l’agro-industrie : pas question de les laisser faire !

Bref, une loi « d’urgence agricole » qui va à contre-courant des vrais enjeux, et qui ne répond ni aux besoins des paysan·nes, ni à l’urgence climatique, ni au droit de toutes et tous à accéder à une alimentation saine, choisie et durable.  

Le 16 juillet, le projet de loi sera débattu en Commission mixte paritaire avant de revenir à l'Assemblée nationale le 20 juillet. Ce sera alors aux parlementaires de faire un choix : aggraver un système qui va droit dans le mur (contamination des sols, accaparement de l’eau, etc.) ou choisir de soutenir une vraie transition des systèmes agricoles et de protéger le vivant.  

Face aux lobbies de l'agrochimie, nous ne disposons pas des mêmes moyens. Notre force, c'est l'indépendance que nous donnent les citoyennes et citoyens qui nous soutiennent. Avec nos partenaires – organisations paysannes, associations environnementales et de protection de la santé, collectifs de victimes des pesticides – nous faisons des pieds et des mains pour faire la lumière sur les véritables contenus et reculs de cette loi. Alors que les prochaines semaines seront décisives, votre don nous permet de poursuivre nos enquêtes, de dénoncer ces dérives et d'interpeller les parlementaires. Chaque don renforce notre capacité à agir, aujourd’hui et dans la durée.  

Merci d'être à nos côtés dans ces combats, 




Camille Dorioz directeur des campagnes foodwatch France.













































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