lundi 29 mars 2021

Gillian GENEVIÈVE, le grand romantique mauricien, continue à chanter l'amour d'une façon vibrante.

 

 

 

Tu m’as dit ce matin que tu étais le feu. Mais mon cœur, tu croyais vraiment que j’allais avoir peur ? Au creuset des ombres, il nous faut toujours un incendie pour renaître du passé.

J’ai été deuil et silence. Brume et mélancolie. Abîme et poème en cendres. Puis, le corps brûlé d’amour, je t’ai prise dans mes bras et j’ai tranché les ligatures des chagrins inutiles afin que s’amorce demain et que naisse la parole qui modèle nos visages dans le tissu du désir.

Construites à la dérobée du destin, il s’est alors édifié les quelques marches menant à notre seuil commun.

Accrochée à mon cou, tu as fermé les yeux et, à la charge du présent, tu te niches dans ma chair, dans mes os, ta nouvelle demeure.

J’ai rejoint ta cadence et je nous remonte désormais au plus près du soleil.

Dans le vif de l’instant, les dangers affluent. Mais, à deux, du haut des marches, on affronte et on incendie le jour ; partout, t’aimer supplante la douleur et l’horizon, et nous avons nos saisons à venir dans le sang.

Et c’est aimer qui importe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gillian GENEVIÈVE.










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