Il y a chez l'être humain une sorte d'instinct - ou de réflexe : celui de s'aligner sur l'attitude qu'adopte le plus grand nombre des membres de son groupe.
Ainsi, hurler avec les loups est-il une chose assez courante.
Cela s'explique : emboîter le pas au gros de la troupe, au groupe dont la masse qui fait bloc protège, cela rassure. Cela vous place d'emblée, du bon côté de la barrière, celui de monsieur ou madame Tout-le-monde. Cela vous évite les ennuis, les éventuelles prises de risque. Vous n'êtes pas un marginal et, de ce fait, méritez toujours la reconnaissance et la pleine protection que l'entité tutélaire, puissante et supérieure du groupe vous a accordée depuis votre âge le plus tendre. Vous ne le "trahissez" pas, en quelque sorte, en faisant sécession. De même, vous ne vous muez pas en une singularité que son brusque isolement fragilise, désigne à l'attention des autres.
Il en va de votre NORMALITE, ainsi que de votre SECURITE, tant matérielle que mentale. De votre LIEN, si vital, avec l'entité sociale supérieure. Et pour rien au monde, vous ne seriez prêt(e) à renoncer à ce confort social, psychique. A payer le prix (fort) de l'exclusion qui vous mettrait à nu.
Pas de vagues, pas d'histoires, pas de remise en cause hors du giron !
Nous avons tous et toutes quelque chose en nous du mouton de Panurge. Mimésis oblige !
P. Laranco.
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