Au cœur de cet été, alors que notre pays est frappé par des canicules et des incendies d’une intensité inédite, il est difficile de commencer ce message autrement qu’en pensant à toutes celles et ceux qui en subissent les conséquences.
Nos pensées vont aux personnes sinistrées, aux pompiers et aux équipes de secours mobilisés sans relâche, aux animaux, à la faune et à la flore dévastées. Elles vont aussi aux enfants, qui grandissent dans un monde où trop d’adultes, en particulier celles et ceux qui ont le pouvoir de décider de notre avenir commun, refusent encore de prendre la mesure de leurs responsabilités.
Ces catastrophes nous rappellent combien nos combats sont liés : protéger plutôt que laisser dominer ; prévenir autant que réparer ; refuser la fatalité plutôt que regarder ailleurs. C’est dans cet esprit que nous voulions vous donner des nouvelles de la loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, que vous avez contribué à faire avancer.
Grâce à votre mobilisation, nous avons franchi une nouvelle étape importante. Le Conseil d’État a rendu un avis globalement positif sur la proposition de loi. Après le CESE, il confirme qu’une loi intégrale est non seulement juridiquement possible, mais aussi nécessaire pour répondre à l’ampleur des violences sexuelles. Il salue le travail réalisé autour des 140 mesures portées par notre coalition rassemblant près de 200 associations fondations et syndicats.
Dans le même temps, nous avons obtenu un engagement politique inédit : une commission spéciale sera créée à l’Assemblée nationale et une semaine entière de débats parlementaires est désormais prévue à partir du 28 septembre.
C’est une avancée majeure. Elle est le fruit de la mobilisation des associations, des victimes, des parlementaires engagés… et des 350 000 personnes qui, comme vous, ont signé notre pétition.
Mais rien n’est encore gagné.
En ce moment même, les associations de la coalition travaillent ligne par ligne avec les parlementaires pour améliorer le texte qui devrait être redéposé début août, défendre son ambition et préserver les mesures essentielles : mieux protéger les enfants, renforcer les droits des victimes, lutter contre les violences au travail, les violences gynécologiques et obstétricales, les mutilations sexuelles, mieux protéger les femmes étrangères victimes de violences, ou encore empêcher que les victimes soient à nouveau maltraitées au cours de la procédure judiciaire.
Cette semaine et le mois de septembre seront décisifs.
Nous continuerons à vous tenir informé·es de chaque étape. Car cette loi n’appartient pas seulement aux associations ou aux parlementaires : elle est aussi la vôtre.
Merci de faire partie de celles et ceux qui refusent que les violences sexuelles soient une fatalité. Ensemble, nous pouvons obtenir une loi qui change la donne.
Avec toute notre reconnaissance,
La Coalition féministe et enfantiste pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles. |
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