samedi 18 juillet 2026

Autre écho de la situation climatique en Europe, ce poème de Patricia LARANCO...

















 

Repousser le volet au matin, l'oeil craintif
et redécouvrir, dépité, le ciel trop bleu
quelques minutes après avoir ouvert les yeux
sur les quelques faisceaux coruscants de soleil
pénétrant la pénombre et aveuglant, déjà.
Penser à cette infortunée femme esseulée
morte dans sa chambrette enkystée sous les toits
piégée par le zinc et la touffeur de four
à l'insu du monde quasi indifférent...
Surveiller le moindre atmosphérique frisson
en associant désormais le saint soleil
à la menace et à une âpre hostilité.
Avoir perdu toute foi et confiance en lui.
Revoir l'arbre passé au grand sèche cheveux,
complètement roussi par le souffle brûlant
sur la place dèsertifiée par le cagnard...
Changer de regard, de pensée
du tout au tout
amoindri à la seule idée de l'avenir
en souhaitant pouvoir marcher à reculons
- ce qui, pour sûr, est comble de l'absurdité -
et maudire l'immobilité, la stupeur
qui s'ajoutent au choc :
n'hallucine-t-on point ?














































Patricia Laranco.
18/07/2026.










































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