un certain dénuement
a envahi mon âme
je sens en moi se mouvoir
des ombres fondatrices
je pars exilé
prenant la démesure
du monde
il n’est d’endroit
à nommer chez soi
même pas l’espace
de ses premières amours
voire la lie des caresses
sans alerte
me rattrape cette errance
de chiens perdus
avec la peau galeuse
et des poux
aux coins des yeux
ô métamorphose
fêlure où l’âme s’échappe
pour s’incarner dans l’inconnu
once par once l’inéluctable
l’obsession amère
de s’arrimer
de créer des alliés
jusqu’au prochain départ
j’aimerais tant
rejoindre l’étoile polaire
Jean-Yves METELLUS.
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