lundi 4 juillet 2022

Dominique TEILLIER (France).

 

 

 

Tout est flou à 1 H 50 du matin. Dehors il fait noir avec ce qu’il faut de tourment. J'écris à tâtons à cette heure tardive et gisante. Mes mots sont des braises. Mes gestes ne sont plus d’emprunt. Courts de plusieurs exils. Le cœur parti. On dirait une fin. Le nez au sol. Cette odeur de cendre qui persiste. Est-elle un abîme, un solo réussi ? Je passe le plus clair de mon temps les pieds nus où rien ne m’attend.

J’ai besoin d’une langue nouvelle, de son urgence, de sa fragilité. Avant de me perdre encore dans un nuage froid. Trouver la passagère qui a déplacé mon Monde, poussé ma vie, hors du vide. Son absence. On la devine vertige. Une vie d’homme mort. Demain matin le soleil et les oiseaux ne m’épargneront pas. Condamné par le jour. Je la chercherai encore…

 

 

 

 

 

 

Dominique TEILLIER.

04/07/2022.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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