mercredi 15 février 2023

U.S (NATIVE ORGANIZERS ALLIANCE ACTION FUND): There’s only one way to stop these kinds of hateful attacks.

 

 

 

 

 

Friend, 

 

They are always coming after our sovereignty and our rights.

We know that Tribes must retain their inherent powers and legal right of self-government. Treaties, Supreme Court decisions, executive orders, and laws have created a fundamental contract between Tribes and the United States. Tribal nations, sometimes willingly, other times under duress, gave up millions of acres of land that now make up the United States and, in return, received the guarantee of ongoing self-government on their own lands.

In order to maintain the right to our sovereignty, we have to never stop fighting to protect it and all of our rights as they continually come under attack.

A white state lawmaker in Montana is questioning whether land set aside long ago for Native peoples should even exist anymore, calling on Congress to consider doing away with reservations altogether.[1]

In Nebraska, Native organizations are fighting elected officials in Thurston County for adopting county supervisor districts that intentionally dilute the Native vote and do not comply with federal Voting Rights Act protections even though Indigenous people comprise nearly 60% of the total population and a majority of voting-age residents in that county.[2]

We’re not afraid to take on tough fights, because we know when we support tribal and Native communities demanding our place at the table, we are fulfilling our ancestral responsibilities and -- we win. Progress towards achieving our sovereignty is made. But if we sit back and ignore the attacks, we lose. It’s that simple. Contribute $5 and support our fight to build the Native power we need to win now.

If you've saved your payment information with ActBlue Express, your secure donation will go through immediately :

In South Dakota, a 2020 investigation uncovered rampant state-wide noncompliance with the National Voter Registration Act, which requires driver’s license offices and public assistance agencies to provide voter registration services to their clients during applications, renewals, and change of address requests.

Specifically, agencies serving predominantly Native communities reported disproportionately low numbers of voter registrations completed at their offices compared to other communities. Our community fought back and the Rosebud Sioux Tribe, Oglala Sioux Tribe, and voters Kimberly Dillon and Hoksila White Mountain sued -- and won critical new protections to ensure the right to vote for all.

“Ignorance will no longer be an excuse in South Dakota as the agreement specifies the state must create guidance, ensure accurate training materials, and actually train state agency staff on Motor-Voter responsibilities”[3]

(McLaughlin City Councilmember Hoksila White Mountain)

This is what it looks like when we build Native power in our communities across the country.

Whether it’s a resolution in Montana attempting to take away our land, legislation in Nebraska designed to limit our representation, or the racist and illegal actions of county officials in South Dakota, our sovereignty and rights are under attack. The good news is -- we stand together and fight back. Contribute $5 to fund the fight to build Native political power now.

Hawwih (thank you) for being with us in this fight. 

 

 

Judith Le Blanc (Caddo)
Executive Director

DONATE TODAY

 

 

 

 

 

 

 

[1] JOINT RESOLUTION TEXT
[2] Tribes and Voters Sue Nebraska County to Secure Equal Representation

[3] Motor-Voter Settlement Will Bring Far-reaching Improvements for South Dakota Voters

 

 

 

 

 

 

FRANCOPOLIS en 2023 - Le numéro de janvier-février est en ligne !

 

 

 

La revue FRANCOPOLIS vous offre son 1er numéro 2023 : http://www.francopolis.net/ - illustré de plusieurs peintures de Jacques Grieu (voir notice dans  LIENS & TROUVAILLES).

Au sommaire, avant tout, un nouveau « cercle des poètes disparus » :

Jean-Marc La Frenière : Hommage rendu par Francopolis et par ses amis ; Florilège de ses textes dont les tout derniers

Hommage à Daniel Brochard, choix de textes Daniel Brochard L’amitié (13 poèmes), et lectures de quelques-uns de ses plus récents recueils : Dès l’aube, et Parmi les ténèbres, par Éric Chassefière (aussi notice sur son tout dernier recueil dans les Annonces)

… et un grand aîné du XIXe s. :

Germain Nouveau : Poète oublié ? Ou, plutôt, poète banni ? Par Pedro Vianna (en 2 parties)

Nos invités au Salon de lecture sont :

Jean-Michel Sananès : « quand il ne silence pas… il écrit » (poèmes inédits)

Béatrice Marchal : « entre le fond et l’apparence » (poèmes)

Nos découvertes à la rubrique Terra incognita sont :

Dominique Marbeauprésenté par Éric Chassefière : Entretien avec l’auteur ; Extraits de ses recueils

Gisèle Gueller. Présentée par Mireille Diaz-Florian : entretien et choix de textes

Nos auteurs traduits ou auto-traduits, à la rubrique D’une langue à l’autre, sont :

Stella Vinitchi Radulescu Journal aux yeux fermés (français / anglais).

Sonia Elvireanu : « Au seuil de ton silence ». Poèmes inédits (roumain / français).

Eva-Maria Berg : La peur. Poèmes en version trilingue (français/allemand/anglais)

Nos auteurs en créaphonie – poèmes accompagnant ou accompagnés de peintures, sculptures, dessins – sont :

La petite épée de Tolède. Dessins de Martine Saurel, textes de Bruno Geneste et Paul Sanda.

Sculptures de Franceleine Debellefontaine – Poèmes de Barnabé Laye (avec une présentation par Michel Bénard).

Et un essai sur Las Meninas de Velásquez, ou qui sont les modèles du peintre :

Quand ceux qui regardent sont regardés. Par Sabina Ivaşcu.

Nos lectures – chroniques par :

Dominique Zinenberg :

Gardé vivant, de Béatrice Marchal

Sang de nos racines, de Francis Gonnet

À deux pas de la nuit, de Michel Ostertag

Les nuages caressent la terre, de Sanda Voïca

Éric Chassefière :

La petite épée de Tolède, par Martine Saurel (dessins), Bruno Geneste et Paul Sanda (poèmes)

Quelques gouttes insondable, de Dominique Marbeau

La revue Intervention à Haute Voix, n° 64

Dès l’aube, et Parmi les ténèbres, de Daniel Brochard

Nos semailles poétiques dans ce numéro sont :

Mireille Podchlebnik : Mémoire gelée (poèmes inédits).

Pas trop de mots… Danse du mot qui boîte. Poème inédit de Dominique Zinenberg

Ixtlan. Poème inédit de Mireille Diaz-Florian

En exil. Poème inédit de François Minod

Poésie-négation, par Ara Alexandre Shishmanian (poème inédit en français)

Nos choix en prose sont :

Le message. Nouvelle de François Teyssandier

Au Pays des Châtaignes rondes lisses rousses. Un « conte » de Mireille Diaz-Florian

Nos coups de cœur Dans ce numéro sont :

Sanda Voïca, choix Dominique Zinenberg

Parme Ceriset, choix Éliette Vialle

Maram al-Masri, choix François Minod

Gérard Bocholier, choix Mireille Diaz-Florian

Jacques Grieu, choix Dana Shishmanian

Daniel Martinez, choix Éric Chassefiere

Jean-Michel Sananès, choix Michel Ostertag

Jean-Marc La Frenière, choix Gertrude Millaire

À ne pas oublier :

Nos ANNONCES (parutions depuis décembre 2022)

Nos LIENS & TROUVAILLES (sites et actualités littéraires depuis décembre 2022)

Bonne lecture !

 

contact.francopolis@gmail.com

 

 

 

 

 

 

mardi 14 février 2023

La "caribéenne épicurie" de la poète martiniquaise Suzanne DRACIUS.

 

 

 

 

 

FANTASMES DE FEMMES.

 

 

 

 

 

 

Il me plait de chevaucher aussi

comme sur les fresques de Pompéi,

à la Romaine, à l’Andromaque.

Alors vous porteriez ma marque

plus suave que marquage au fer rouge

d’exquise servitude abolie.

Pour une femme aussi, grand plaisir !

Ainsi n’aurez-vous rien à redire.

C’est comme ça que vous serez comblé

à faire toutes ces choses que vous dites

au coq chantant, au pipirit,

à l’infini,

toutes ces choses interdites

en théorie,

comme on dit

fantasme de femme

en fantastique chevauchée

de haute guerrière, d’Amazone du Dahomey,

telle une fougueuse Penthésilée.

 

 

Après tout, qu’est-ce que l’on risque

à faire ces choses que vous me dites

- si d’aventure nous le faisions –

pourvu que nous le fassions

en douce folie ?

Car une femme debout d’aujourd’hui

ne sera pas pour autant maudite.

 

 

Oh, comprenez combien j’hésite !

Mais quelle est cette pudeur dite

féminine

qui me retient aux abords ?

Je sais bien qu’il faut que j’évite

de faire ces choses que vous me dites

en malappris,

en malfini…

Croyez bien que cela m’irrite

que ce soit choses interdites.

 

 

Maintenant c’est moi qui vous invite

en mélodie,

en harmonie.

Faut-il vraiment que l’on soit ivre

pour faire exulter nos chairs vives ?

Faut-il que longuement l’on dérive

en féérie,

en barbarie,

extrêmes dans nos emportements

autant que dans nos engouements,

en frénésie,

en malcadi ?

 

 

Ah, pouvoir chevaucher aussi

comme sur les fresques de Pompéi,

à l’Andromaque, à la Romaine,

ma fière monture enfourchant

à la rue d’Enfer à Saint-Pierre

juste au-dessous du volcan

sous la Pelée rue Monte au ciel

faire toutes ces choses interdites

en paradis,

m’offrir toutes ces poses que vous dites

en mystique cri,

Yé misticri !

M’offrir toutes ces poses interdites

et cric et crac

et cric crac.

Non, la cour ne va pas dormir

encore à corps et à cris

en hédoniste poésie,

Philosophie,

la Philo !

J’ai pris l’envol

et pis j’ai pris

courir

marronne en

caribéenne épicurie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suzanne DRACIUS.

In Exquise déréliction métisse, Editions Desnel.