jeudi 17 septembre 2026

UE (FOODWATCH) : 🚨VIANDE DE CHEVAL IMPROPRE A LA CONSOMMATION : NOUVEAU SCANDALE et AUCUNE INFORMATION pour les CONSOMMATEURS !

 





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Bonjour,



Un nouveau trafic européen de viande de cheval de grande ampleur vient d’être révélé, plus de dix ans après le scandale des lasagnes soi-disant au bœuf. En réalité, ce trafic n’a jamais vraiment cessé depuis 2013.

Belgique, France, Irlande, Pays-Bas : l’enquête coordonnée par la police criminelle européenne, Europol, concerne plus de 1 000 chevaux. Ces chevaux de course ou de loisir ont reçu des traitements médicamenteux et n’auraient jamais dû entrer dans la chaîne alimentaire. Ils ont pourtant été abattus et leur viande vendue comme si de rien n’était.

Il y aurait plusieurs réseaux criminels actifs. Rien qu’en France, sept perquisitions ont été menées dans le Gard, en Saône-et-Loire, Mayenne, dans la Sarthe, en Gironde et Haute-Saône par l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP).

Mais comment est-ce possible ?

🐴 Fraude : des trafiquants motivés par l’argent, au mépris des risques pour la santé

Le mécanisme est désormais bien connu des agents qui ont mené les perquisitions dans 4 pays : identités falsifiées, puces électroniques trafiquées, documents manipulés pour brouiller la traçabilité des animaux. Parfois, des chevaux étaient abattus « plusieurs » fois grâce à un trafic de puces électroniques. Le business est juteux pour des fraudeurs qui risquent peu, tant la fraude alimentaire est souvent sous les radars de nos autorités de contrôle.

L’objectif de ces pratiques illégales ? Brouiller la traçabilité de la viande et la faire entrer incognito dans notre chaîne alimentaire, comme le décrypte notre dernier article. Ces bêtes trafiquées ne sont pas faites pour être consommées : durant leur vie de cheval de course, elles se sont vu administrer des traitements médicamenteux, pouvant représenter un risque pour la santé humaine.

Cette viande de cheval a été commercialisée et consommée. Mais où est-elle passée ? A-t-elle été vendue directement ? Intégrée dans des produits transformés ? Où et par qui ? Exportée ailleurs en Europe ? Depuis quand ce manège dure-t-il ? Ces questions restent pour l’heure sans réponse.

🔎 Pourquoi ces fraudes peuvent-elles encore se produire en Europe ?

foodwatch alerte sur le scandale des fraudes alimentaires depuis des années. Après le procès des dites “lasagnes à la viande de cheval”, nous avions prévenu qu’un autre scandale identique était possible.

Ce nouveau scandale ne nous surprend malheureusement pas. Il met une nouvelle fois en lumière les failles du système européen de lutte contre la fraude. A travers l’Europe, les autorités de contrôle sont en sous-effectifs et la fraude alimentaire ne figure pas au rang des priorités politiques. Les sanctions sont ridicules si les affaires vont jusqu’au procès : à peine quelques mois de prison parfois pour un trafic permettant aux fraudeurs d’accumuler des dizaines de millions d’euros.

Face aux scandales, l’urgence est à la transparence, pour apporter des réponses aux consommatrices et consommateurs qui ont le droit de savoir ce qu’il se passe dans leurs assiettes. Près de 60 000 personnes ont déjà signé notre pétition pour exiger plus de transparence sur les fraudes alimentaires. Vous voulez savoir, vous aussi ? Cette demande est plus que jamais d’actualité. Rejoignez la mobilisation :

Depuis 2013 et l’affaire des lasagnes à la viande de cheval, foodwatch enquête sans relâche sur les fraudes, les tromperies et les scandales qui touchent notre alimentation. Derrière chaque révélation, il y a un travail d’enquête, d’alerte et d’interpellation des industriels et des pouvoirs publics.

Pour continuer à faire toute la lumière sur ce que certains industriels préféreraient garder dans l’ombre, votre soutien est indispensable. Vos dons nous donnent les moyens de poursuivre nos enquêtes en toute indépendance, et de défendre le droit de toutes et tous à une alimentation transparente et honnête.

Merci pour votre confiance, merci d’agir avec nous.




Ingrid Kragl 

Directrice de l'information foodwatch France.




























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