mercredi 11 février 2026

France (FOODWATCH FRANCE) : Colère et détermination : LOI DUPLOMB 2, c'est toujours NON !

 






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Chères amies, chers amis,




Je dois bien vous l’avouer : je suis en colère. Ce début d’année, les normes qui protègent notre santé, notre agriculture et notre environnement sont plus que jamais dans le viseur.

Scandale des laits infantiles, loi Duplomb 2, accord UE-Mercosur... Trop, c’est trop !

Pendant que les multinationales Nestlé, Lactalis et Danone récidivent avec un nouveau scandale sanitaire, rappelant à quel point il est nécessaire que l’équipe foodwatch mène l’enquête pour vous informer – puisque ni eux ni les autorités publiques ne le font vraiment –, le sénateur Duplomb repart à la charge avec sa loi toxique.

Déni de démocratie et instrumentalisation des luttes agricoles.

Tranquille, il a annoncé le 29 janvier qu’il allait déposer une nouvelle proposition de loi visant à réautoriser en France l’acétamipride, un neurotoxique interdit depuis 2018. En dépit du consensus scientifique sur la dangerosité de ces pesticides néonicotinoïdes appelés « tueurs d’abeilles ». Malgré la censure de la première version de sa loi par le Conseil constitutionnel en août 2025. Et surtout, au mépris de plus de 2 millions de signatures contre la loi qui porte son nom.

Et attention, une annonce peut en cacher une autre : le gouvernement veut mettre sur la table un projet de loi "d’urgence agricole". Ah ? Pour répondre à l’urgence d’une rémunération juste et digne pour l’ensemble des agriculteurs et agricultrices ? Pour les accompagner dans une transition vers des pratiques agricoles plus résilientes et durables ? Non, bien sûr que non…

Concurrence déloyale et harmonisation par le bas.

Au programme : simplifier les normes, c’est-à-dire se débarrasser de normes de protection de l’environnement, des sols, de l’eau et de notre santé, qui sont vues comme des contraintes par les défenseurs d’une agriculture toujours plus intensive.

Leur principal argument pour justifier l’injustifiable démantèlement de réglementations plus protectrices et la fuite en avant vers toujours plus de pesticides toxiques ? La concurrence déloyale pour nos agriculteurs et agricultrices que provoquent des importations de produits qui ne respectent pas les mêmes normes. Et en effet, elle doit être combattue.

Mais alors pourquoi, dans le même temps, nos dirigeants laissent-ils adopter l’accord UE-Mercosur, qui promet d’ouvrir un boulevard à encore plus d’importations de produits agricoles et alimentaires dopés aux OGM, pesticides et autres antibiotiques activateurs de croissance interdits dans l’UE ? Emmanuel Macron avait promis de le bloquer, mais n’a pas agi suffisamment pour obtenir une minorité de blocage parmi les Etats membres de l’Union européenne pour le vote du 9 janvier. Résultat, malgré le “non” officiel de la France, l’accord a été adopté.

Et le cercle vicieux peut continuer, sous prétexte de besoin de “compétitivité” et de “simplification”, pour nous faire avaler des lois Duplomb et autres "Omnibus" européens. Ainsi parmi les bombes à retardement dans l’actualité, l’Omnibus 7 vise à alléger considérablement les autorisations de pesticides, les règles relatives aux additifs alimentaires et aux limites de résidus de ces pesticides autorisés dans notre alimentation, ou encore les mesures de protection contre l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB dite « vache folle »).

Ensemble, NOUS pouvons faire la différence !

Nous ne voulons NI de l’accord UE-Mercosur, NI de la loi Duplomb 2, NI du démantèlement des protections sociales et environnementales, et nous allons nous y opposer de toutes nos forces. C’est ça un contre-pouvoir citoyen 100% indépendant.

Nous continuerons, avec vous, grâce à vous, à dénoncer ces dérives, à résister en faisant front uni avec des collectifs de victimes de pesticides, des organisations paysannes, environnementales et de santé pour défendre coûte que coûte le droit de chacune et chacun à une alimentation saine, choisie, abordable, durable et permettant aux agriculteurs et agricultrices de vivre dignement de leur travail.

Voilà les vraies urgences !
Merci d’être à nos côtés pour agir ensemble, avec détermination.




Karine Jacquemart 

Directrice Générale de foodwatch France.












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