| | | 43 % des associations féministes interrogées sont contraintes de refuser des femmes et des enfants, faute de moyens. |
| C’est l’un des constats alarmants de notre nouveau rapport, Qui protégera les femmes ? Les associations féministes face au désengagement de l’État., issu de la deuxième édition de notre baromètre des associations féministes de terrain. |
| Menée auprès de 120 associations, cette enquête révèle une crise désormais structurelle. Depuis dix ans, les besoins d’accompagnement ont fortement augmenté, notamment dans le sillage du mouvement #MeToo, tandis que les financements ne suivent pas. À l’été 2026, les associations interrogées avaient ainsi déjà dû refuser 4 000 femmes et enfants, soit autant que sur l’ensemble de l’année 2025. | Ophélie Delmas, responsable des relations avec les associations à la Fondation des Femmes, détaille les principaux résultats du baromètre : |
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Derrière ces chiffres, il y a des femmes et des enfants qui ne trouvent pas toujours l’écoute, la mise à l’abri et l’accompagnement dont ils ont besoin pour sortir des violences. Pour les femmes qui ne peuvent pas être accueillies, il s’agit d’une mise en danger directe. Le risque de féminicide est en effet le plus élevé au moment où la victime décide de se séparer de son conjoint violent. | En 2025, 111 femmes ont été victimes de féminicide, un chiffre en hausse pour la deuxième année consécutive. | En septembre, nous alertions déjà : la demande explose, les moyens s’effondrent. Un mois plus tard, le projet de loi de finances pour 2027 confirme la tendance et affiche une hausse mécanique du budget de l’égalité liée à l’aide universelle d’urgence (c’est à dire l’aide financière que l’on peut demander en tant que victime de violence et que l’Etat se doit de verser). Celle-ci ne vient pas renforcer les capacités d’accueil des associations. L’aide universelle d’urgence est une avancée réelle pour les victimes, et la Fondation des Femmes la salue. Mais elle ne remplace pas l’accompagnement, et c’est précisément cet accompagnement que l’État ne finance plus à la hauteur des besoins. | | Pour les associations, le compte n’y est pas : | - les deux grandes actions qui les financent n’évoluent que par un simple transfert de 1 M€ entre elles (déplacement de financements de l’action 25 vers l’action 24) ;
les crédits de sensibilisation, divisés par deux en 2026, ne sont pas rétablis ; l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), pourtant obligatoire à l’école, n’obtient que 0,1 M€ supplémentaire ; hors ces ajustements, les crédits de lutte contre les violences sont stables, donc en baisse une fois l’inflation prise en compte.
| Sous l’effet direct des choix budgétaires nationaux et locaux, la crise des associations féministes s’installe durablement. | La lutte contre les violences faites aux femmes ne peut reposer sur des associations fragilisées, contraintes de refuser des personnes qu’elles devraient pouvoir accueillir. Il est urgent que l’État garantisse des financements stables, pluriannuels et à la hauteur des besoins. | En attendant, votre soutien est essentiel pour renforcer dès maintenant les capacités d’accueil, d’écoute et d’accompagnement des associations de terrain. | |
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Merci par avance pour votre soutien et votre générosité,
L’équipe de la Fondation des Femmes. |
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