brise taquine
vascillement d’ocres et de jasmins
quel paysage onirique
amène l’ivresse à ma portée
à ce vertige sensuel
point de buée
dans le miroir
sous l’efleurement du souffle
plait à mon âme
cette éclosion
de pulpes sauvages
mes phalanges s’y attardent
leurs margelles s’ouvrent
béance
exhibition de la lenteur
je cherche des couleurs sous le buisson
rose corail irisé
rouge framboise
ou violacé
pourpre incandescent
à l’effigie du feu
un arbre sert de sursis
présence aléatoire
pour errance douce
s’y accrochent
des fruits mûrs
tachetés de pénombre
quel geste féerique éviterait l’aube
à la confrontation
tant l’élégie de novembre
et ses vagues envoûtantes me paraissent légions
des éclairs déchirent le visage diaphrane du firmament
telle une mise en abîme
de nos ambiguïtés
dans l’effluve des parfums
piaffent des oiseaux
je ne peux distinguer
le chant du rossignol
de celui des corbeaux
Jean-Yves METELLUS.
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