vendredi 17 avril 2026

Un poème élégiaque de Edith BERTHUIT (France).

 
















Comment peux-tu oser
Être en vie sans moi
Écoute-moi
Il faut toujours quelqu’un qui écoute
Je ne te connais pas
Et je ne parle qu’à toi


Je voudrais à ma parole la force de tes muscles
Tu es une part de ma vérité
Au pli du cœur
La douleur n’erre pas
Mais la joie allègre de ce début d’année


Honte en coin sous la méprise
Ton sourire me fend, coup de hache
Mensonges et silences, mots insensés
Le soleil comme un tunnel


Jamais un seul geste
Toujours trop loin
Ou bien me déplacer
Voir d’autres scènes
Joueront-elles ?


Et le fil ténu tu le renoues
Quand je ne résiste plus
Quand je ne veux plus
Quand je renonce au présent
Alors que je te gomme
Retour de flamme


Était-ce la même histoire ?
Était-ce une histoire ?
Lourde pâte rance en devenir
Ou mystère sensuel
À tes formes fines qui attendent le regard


Coucher avec d’autres
Engagement sacrificiel
Discipline des cuisses câlines
Visage au ventre
Étreinte froide
Nourriture terrible
Vengeance humiliante


Tes reproches grincent
Au sein du manque
Tu ne parles pas
Ton histoire tu la gardes pour toi
Étranger inquiétant


Tes mots
Me sautent au visage
Parfum inaltéré
Peau cannelle
Dureté de l’acier dans tes yeux
Blanche incendiée
























Edith BERTHUIT.




























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