Rester suspendu à son point de départ
Conjuguer l’absence de vivre
S’exercer au silence
Déformer le geste
Réduire l’inconscient
Imploser à minuit
Pour ne plus flotter au matin
Quand sonne le vide
Au reflet du miroir
Étranger clandestin
Tempête dans le corps
Cracher le mot sur l’écran
Pisser les lettres dans l’instant
Figé sur fond d’ordinateur
Déposer des formes
Le regard convulsif
En soi
Pour écrire sa racine
Résonance noire
Ainsi se légitimer
Tout importe
Pour être.
Afin de faire
Au bout du rythme
Une réalité céleste,
Laisser se crisper les neurones
Se vider des abstractions
Et couler sans peur
Vers l’ordre des couleurs vives
Pour savoir uniquement
La fluidité sereine
D’une liberté vivante
Edith BERTHUIT.
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