La Dame qui se promenait sous le ciel bleu
en compagnie d'astéroïdes importuns
mis en laisse par ses soins comme des toutous
avait pourtant perdu un peu de sa superbe.
Ils s'étaient libérés, sous ses yeux, de leurs chaînes
et, une fois lancés sur l'anneau de rolling
ils s'entre - tamponnaient ainsi que fous furieux
autour de sa silhouette bouffante de star.
Orages et aurores boréales grincaient
aboyant leurs desiderata fabuleux
- C'était un beau festival de lamentations.
Il pleuvait , par- dessus, des billes de métal
aussi dures que la couenne de désespoir.
La Grande Ourse, cachée sous loup de carnaval
se mêlait de régenter
et de réguler.
Quelquefois on la confondait avec Marie,
la Passante dont je vous ai déjà parlé
qui n'en allait pas moins son chemin, sur les ponts,
au-dessus des écluses et précipices secs
et des pentes qui encadraient le cours des oueds
ravinées comme par la gifle du Désert.
Les vents, pas seulement les plus chauds, prenaient feu
emportant avec eux les braises enfiévrées
et les brises ombrées par les cyprès gauchis.
Rien n'interrompait la promenade déchue
de l'imperturbable Dame au majestueux pas
cible des comètes lancées à fond de train,
même pas le surgissement
des réverbères,
même pas le craquètement des rêves herbus,
même pas leur craquellement-caquètement
guère plus avancé qu'une cacophonie.
Je crois que c'est ici
que l'histoire prend fin,
fin de non recevoir
faute de combattants,
de directions
à prendre.
Texte et illustration photo : Patricia Laranco.
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