face à la mer
un frémissement
aux interstices des miroirs
et des tempêtes solaires
fascination effrayante
comme celle d’un fou
qui succombe dans un bagne
à un legs de sang
et les étoiles flottant
sur la rive turquoise
se distillent dans mes yeux
j’embrasse la démesure
cette soif d’immensité
me rend si petit
plongé dans les abysses
je me laisse emporter
par le remous des vagues
et des voies océanes
j’oublie sur la grève
les multitudes remuantes
les châteaux de sable
ou la béatitude des chairs
sur l’ardoise du désir
désormais
j’appartiens à la mer
remontant lentement
vers l’odyssée première
Jean-Yves METELLUS.
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