À la lumière rare de sa fontaine
Elle ne craint plus la fin
Soupir nu
En elle présence aimée
Vient le temps multiple
Elle ne retient rien
Le songe ruisselle
Ses cuisses s’éternisent
Elle glisse
Poussière de rêve
Au creux du silence
Tandis que le quotidien se recouvre de soleil
Les mains abandonnées
Sous la peau du désir
Elle renaît au pire du meilleur
Dans ses doigts unis
Des émotions qui brûleraient vos ailes
Contact impudique
Le désir inconnu s’envole
Demain toute déraison balayée
Plaisant danger
Elle ne répond plus au-delà de lui
Le papillon jouisseur
Précieux l’un à l’autre
Elle vivra sans retour
Edith BERTHUIT.
2015.
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