Notre baromètre 2026, mené auprès de 120 associations féministes, dont 88 accompagnent directement des femmes victimes de violences et leurs enfants, révèle en effet que : près de 40% des associations doivent refuser des femmes et des enfants faute de moyens 60 % sont en situation financière dégradée 80 % sont en sous-effectif, notamment sur les postes d’accompagnement direct 2 associations sur 3 sont inquiètes pour leur avenir.
Chaque jour, des milliers de femmes et d’enfants se tournent vers ces associations pour trouver une écoute, un accompagnement et un accès à leurs droits. En France, l’accompagnement des femmes victimes de violences présente en effet une particularité : c’est l’une des rares politiques publiques largement portée par des associations. Il n’y a pas de fonctionnaires, pas d’agents, pas de service public dédiés à cet accompagnement. Et pourtant, les associations doivent faire face à toujours plus de demandes, avec des financements qui se réduisent drastiquement et deviennent plus difficiles à obtenir. Ce n’est pas une baisse récente : c’est le fruit d’une dégradation permanente et systémique qui dure depuis des années.
La loi intégrale est un pari pour l’avenir. Elle devra permettre un financement ambitieux, stable et pérenne du secteur. Mais son examen prendra du temps, sa mise en œuvre prendra du temps et sa dotation budgétaire reste incertaine. Les victimes de violences n’ont pas ce temps.
Nous devons donc renforcer dès aujourd’hui la capacité des associations à répondre aux victimes. C’est pourquoi la Fondation des Femmes lance une campagne d’urgence pour soutenir les associations de terrain. |
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