Que sont devenus nos rêves d'oasis ?
Ce quotidien
A bout de souffle
Plaie
Que plus personne ne veut voir
Prisonnier
De trop d’absence
De solitude et de silence
Chaque nuit cogne
Comme un pavé dans la tronche
Tes cris se perdent
Contre les parois de l’indifférence
À trop compter les minutes
À force d’oublier
Tu t’abandonnes aux chimères
Dans une interminable fuite vers nulle part
Il ne suffit pas d’allonger le bras
Pour toucher du doigt le bleu du ciel
Ni ravin assez profond
Pour y jeter les pires solitudes
Allumer
Toutes les lampes
Les éteindre une par une
Pour s’habituer à la nuit
Je ne suis que cette infime tendresse
Qui se dresse dans la pénombre des maux
Pour être
Encore un instant près de vous
Et me sentir vivant
Je lève le poing
M’accroche à mes rêves
Avant que la nuit se lève
Richard TAILLEFER.
In Les Invisibles, Ed. Gros Textes, 2024.
All rights reserved.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire