Pour Franckétienne.
Au-delà des songes et des illusions
du feu et des fumées en déconvenues
dissimulés en spirale les brumes de l’errance
poussières d'espérance fautive
Un poète ne tourne pas la page au miroir
ne s’enfuit jamais mines au front loin de ses racines
Surtout
il ne meurt pas de cacophonie ou de silences raturés
Non
Il n’a plus ce droit
ce simple geste est réservé aux dieux inachevés
Un poète ne peut que retrousser les manches de sa veste humaine
un peu usée par la lourdeur des printemps
casser le rythme de la danse des fleurs violettes
changer le tempo de ses pas en la mineur
tourner son regard vers la lumière
s'ouvrir à l'éternel instant présent
Et puis entrer au pays des étoiles mûres
où les dieux et les lettres muettes
sont parés d’éternité absolue
GREGPHILE.
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