La mer qui roule ses muscles et bave sa nuit
l'hiver enroulant ses fibres autour de nos membres.
On respire les confins coeurs de roses ouverts.
On se camisole sans y être forcés
l'on se compose d'ovoïdes garde à vous
aux yeux globuleux de larve, aux bifides mains.
Le vide du monde est aspiré par les rues
tel soda par une paille en un gobelet.
Les seuils mentent et les mots voyagent à l'envers
dans leur propre panoplie de non-dits qui hurlent.
On attend que les plaines trop oxygénées
traversées par une molle respiration
pailletées d'étincèles lèchent
nos orteils
et l'impuissance reste enkystée dans nos gorges.
Patricia Laranco.
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